Tennis: «On a du mal à prendre le temps de discuter», admet Henri Leconte après les propos de Jo-Wilfried Tsonga

TENNIS Henri Lecomte a répondu aux propos de Jo-Wilfried Tsonga, qui avait regretté que les anciens joueurs critiquaient beaucoup les actuels sans proposer de venir les aider...

N.C.

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Henri Leconte le 9 avril 2013 à Cannes.
Henri Leconte le 9 avril 2013 à Cannes. — VALERY HACHE / AFP

La réponse ne s'est pas fait attendre. Au lendemain des propos de Jo-Wilfried Tsonga, qui regrettait que les anciens joueurs parlent beaucoup mais ne viennent pas leur apprendre ce qu'ils savent sur le bord des courts, Henri Leconte a riposté. Sur lequipe.fr, l'ancien vainqueur de la Coupe Davis a dit comprendre l'amertume du Manceau - «c’est normal qu’il y ait de l’orgueil» -, tout en expliquant que s'opposer les uns aux autres n'était pas la solution. «La Coupe Davis a été difficile à digérer pour tout le monde. Mais maintenant, il faut arrêter de s’allumer les uns les autres dans les médias et essayer de trouver ensemble une solution pour que nos joueurs se retrouvent en deuxième semaine de Grand Chelem», estime Leconte.

«Il y a aussi indirectement un peu de jalousie»

«Riton» n'élude pas la distance, le manque de lien entre les différentes générations évoqué par Tsonga. «Oui. Il y a une distance car tout va trop vite. Entre les réseaux sociaux et le reste, on a du mal à communiquer, à prendre le temps de discuter. Il y a aussi indirectement un peu de jalousie. C’est compliqué», explique-t-il.

Et lorsqu'on lui demande s'il serait prêt à venir donner un coup de main aux Gasquet, Monfils ou Simon, Leconte répond: «Oui, pourquoi pas faire quelques semaines... Je l’avais proposé à la FFT il y a quelques années, ça n’a pas été écouté. En fait, nous, les anciens, on essaie tous de partir du tennis car on en a marre. Mais en fait, on revient au galop car c’est notre famille, notre vie.» Le héros de 1991 avait fait une tentative qui avait tourné court, il y a trois ans, avec Gaël Monfils.