VIDEO. NFL: Avant le Superbowl, revivez les meilleurs moments de la saison

FOOT US Parce que l'année fut riche…

B.V.

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Odell Beckham Jr, joueur des New Yoprk Giants, le 23 novembre 2014.
Odell Beckham Jr, joueur des New Yoprk Giants, le 23 novembre 2014. — Capture d'écran

Pour vous, le foot américain se résume à une soirée par un. Celle où, confortablement installé dans le canapé d’un pote, à siffler ses bières et ses doritos, vous regardez avec enthousiasme le Superbowl. Sans trop comprendre les règles ni connaitre les mecs. Pas de problème, 20 Minutes est là pour vous faire un rapide résumé de ce qu’il s’est passé cette saison dans la ligue.

> La réception de l’année: Odell Beckham Junior s’envole
Bend it like Beckham. Pour sa première année dans la ligue, le rookie des New-York Giants Odell Beckham Junior a frappé fort, très fort. Sa réception folle à une main en déséquilibre total lors de la défaite face aux Cowboys en prime-time a estomaqué tout le pays. «C’est peut-être la plus belle réception que j’ai vue de ma vie», s’exclame le commentateur de NBC. Nous aussi. 


> Le trick-play de l’année: La double passe des Patriots
Avant de devenir receveur star en NFL, Julian Edelman jouait comme quarterback pour son université de Kent State. Il s’en est souvenu au bon moment. Alors que les Patriots de New England sont mal en point en demi-finale de conférence face aux Baltimore Ravens, le coach Bill Belichick dessine un «trick-play» (une tactique inattendue, si vous préférez): au lieu de chercher directement ses receveurs, le QB habituel Tom Brady lance sur le côté à Julien Edelman, qui prend son temps pour envoyer une passe décisive vers Danny Amendola, totalement abandonné par la défense.

PS: en foot américain, la règle n’autorise qu’une seule passe vers l’avant dans une même action. La passe latérale de Tom Brady doit donc être en arrière pour que le jeu soit valable.

> Le match de l’année: Face aux Packers, les Seahawks sont revenus de l’enfer
Pendant 55 minutes, la finale de division entre les Green Bay Packers et les Seattle Seahawks a été médiocre. Ballons tombés, passes interceptées, QB à la ramasse, les champions en titre  étaient tout proches de se faire sortir. Surtout quand, pour la quatrième fois en quatre lancers vers son receveur Jermaine Kearse, leur quarterback Russell Wilson se fait intercepter par la défense. Il reste cinq minutes, Green Bay mène 19-7. Game over. Enfin presque. La suite est entrée dans la légende:

- Les Seahawks défendent sans lâcher le moindre terrain et récupèrent la balle (reste 4 minutes)
- Un drive très rapide de Russell Wilson mène les Seahawks au touchdown (13-19, reste 3 minutes)
- Les Seahawks tentent et réussissent un «on side kick». Ils récupèrent immédiatement le ballon sur l’engagement
- Seattle marque de nouveau un touchdown après plusieurs courses de Marshawn Lynch (20-19, reste 1’30)
- Russell Wilson réussit une conversation à trois points totalement improbable (22-19, reste 1’30)
- Les Packers égalisent sur le gong grâce à un coup de pied à trois. Le match se termine à 22-22.
- En prolongations, les Seahawks gagnent le match avec une énorme passe de Russell Wilson vers… Jermaine Kearse
- Les Seahawks se qualifient pour le Superbowl
- wow

> Le plaquage de l’année: Emmanuel Sanders cherche encore ses dents
«IL L'A CASSÉ EN DEUX !!!!!». Le commentateur américain de ce Broncos-Rams ne s'en remet toujours pas. Emmanuel Sanders non plus d'ailleurs. Le receveur de Denver cherche encore ses dents après ce bouchon monstrueux du safety McLeod Jr.



> La course de l’année: Beast mooooooooode
Ils l’appellent «Beast mode», et ce n’est pas pour rien. Le running-back des Seahawks Marshawn Lynch est un monstre de puissance physique. Je crois que tu es sur mon chemin, pousse-toi de là. Du côté de l’Arizona, on se réveille encore au milieu de la nuit à cause de ce touchdown de 80 yards.


Le retour de coup de pied de l’année: Les Rams font la feinte du facteur
Total pigeonnade du champion en titre. Vous croyez que la balle est à droite après ce punt des Seahawks? Raté, elle est à gauche. Comment peut-on berner à ce point une défense? Dites-vous bien que le ballon part tellement haut qu’il est perdu de vue par tous les joueurs qui «montent» le terrain avec lui. Ensuite, il faut un bon acting du faux réceptionneur et qu’une majorité de ses coéquipiers se dirigent vers le mauvais côté pour attirer ceux de l’équipe qui se dégage dans la feinte. Le tour est joué, touchdown.

> L'interception de l'année: Brent "hangtime" Grimes

C'est comme une réception, mais en défense. Il se murmure que le corner des Dolphins Brent Grimes n'est toujours pas redescendu de son vol.

> Le «wtf?!» de l’année: Antonio Brown et son coup de karaté
C’est vrai que c’est plus simple comme ça. Pourquoi chercher à passer au-dessus alors qu’il suffit de lui mettre son pied en pleine gueule? Merci Antonio Brown pour ce geste technique d’une beauté rare.


> La célébration de l’année: Castonzo la joue comme Dhalsim
Un «gros» qui marque un touchdown, c’est déjà assez rare comme ça. Si en plus il le célèbre comme un personnage de Street Fighter, ça devient l’action de l’année. Alors merci à Anthony Castonzo, le left tackle des Colts, à la réception inattendue de cette passe d’Andrew Luck.

> La controverse arbitrale de l’année : Dez Bryant l’avait dans les mains…
Le Texas ne s’en est toujours pas remis. Il reste cinq minutes dans le divisional round (deuxième tour des play-offs) entre Green Bay et Dallas. L’enjeu? Une place face aux Seahawks en finale de conférence. Les Packers d’Aaron Rodgers mènent 26-21 mais se font ouvrir par la relation Tony Romo – Dez Bryant. Le receveur des Cowboys réussit une réception sublime sur la tête de son corner Sam Shiels pour s’arrêter à un yard de la ligne d’en but, un touchdown quasi assuré. Oui, sauf que le jeu est annulé et la réception de Bryant invalidée (après une bonne dizaine de minutes d’arbitrage video), ce dernier n’ayant pas gardé la possession du ballon pendant tout le processus de réception. Cruel. Les Cowboys sont en vacances.

Sur ce ralenti, on voit bien que le ballon touche le sol avant que le «processus de réception soit terminé»


Même Sam Shields, le défenseur de Green Bay, a avoué après la rencontre que «c’était une réception. Une putain de réception.»


> L'interview de l'année: «Yeah»

Très lourdement sanctionné pour avoir refusé une interview d'après-match, le running-back des Seahacks Marshawn Lynch (voir au-dessus) a répondu à sa manière. A la fin du match suivant, il n'a donné que des réponses d'un mot aux médias américains. Principalement «yeah». Sa réponse est d'ailleurs devenue un meme aux Etats-Unis. La retranscription totale de cette interview est disponible ici.