PSG: «On a photographié les joueurs de la même manière que des acteurs de cinéma», raconte un responsable du studio Harcourt

INTERVIEW Les clichés sont vendus aux enchères mardi au profit de la fondation du club parisien...

Propos recueillis par Romain Baheux
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Thiago Silva photographié par le Studio Harcourt, à l'occasion d'une vente aux enchères au profit de la fondation PSG, le 27 janvier 2015.
Thiago Silva photographié par le Studio Harcourt, à l'occasion d'une vente aux enchères au profit de la fondation PSG, le 27 janvier 2015. — Fondation PSG

Le pull de Beyoncé, le premier maillot de David Beckham à Paris, le ballon de la victoire contre le Barça et au milieu de tout ça, les photos des joueurs du PSG. Mais pas n'importe lesquelles. Pour la vente aux enchères au profit de sa fondation mardi soir, le club parisien a fait appel au Studio Harcourt, célèbre pour ses clichés en noir et blanc de vedettes du cinéma. Son directeur commercial George Hayter raconte la séance de prises de vue, effectuée fin novembre dans les couloirs du Parc des Princes.

Le Studio Harcourt qui photographie des joueurs de football, c'est assez inattendu...

Dans l'esprit de beaucoup de gens, on est le studio des stars mais on photographie aussi beaucoup des personnes venues de tous les horizons comme des écrivains, des hommes politiques mais aussi des sportifs. On a photographié les joueurs de la même manière que des acteurs de cinéma. On sculpte la lumière autour du modèle, on va chercher à mettre en valeur la personne au niveau du regard.

Quels étaient les impératifs?

Il n'y avait pas de consignes particulières mais on était très limité dans le temps. Vingt-trois joueurs étaient présents et on avait cinq minutes à leur consacrer. C'est exceptionnel car en temps normal, on passe deux heures avec la personne. On a fait dans le très rapide. En plus, les joueurs devaient être pris en tenue de footballeur ainsi qu'en tenue de ville.

Quelle était l'ambiance pendant la séance?

On a installé un studio éphémère au Parc des Princes puis les joueurs sont arrivés et on a commencé à enchaîner les photos. Deux photographes se relayaient tandis que les assistants aidaient les joueurs à passer de leur tenue de footballeur à leur habit de ville. Ça parlait anglais, espagnol ou français et ça enchaînait les photos. Ils ont tous été très sympas et très coopératifs. Ils se succédaient donc ils voyaient comment le joueur passé avant eux était photographié et le rendu. Ça les faisait rire et ils se chambraient. C'est resté très bon enfant.

Comment on gère une star comme Zlatan Ibrahimovic dans cette configuration?

Il a été charmant. Avec l'enchaînement des joueurs, il a dû attendre son tour pendant cinq à dix minutes et s'est montré d'une patience extraordinaire. Il s'est montré particulièrement sympathique lors de la séance.

Tous les joueurs connaissaient-ils le principe des photos du studio?

Les Sud-Américains ne connaissaient pas le concept tandis que les Français en avaient au moins entendu parler. Dans tous les cas, on a senti de l'intérêt ou de l'étonnement, ils découvraient le résultat avec un regard très curieux.

Certains sont-ils de bons modèles?

Il y a toujours des personnes qui ont une forme de grâce à l'image mais ça dépend aussi de leur état d'esprit à ce moment-là. Il faut qu'ils s'investissent et c'était un exercice compliqué pour eux car le laps de temps était très court. Certains crèvent quand même l'écran. Des photos sont extrêmement belles par la pose du joueur, par le port de tête, le regard... J'aime énormément celle de Thiago Silva (voir ci-dessus). Il a une position très féline avec un port très altier. Il fait très capitaine justement.