Dakar 2015: On a suivi les pilotes à travers la Cordillère des Andes

SOMMETS Les concurrents du Dakar ont traversé la Cordillères des Andes, mercredi, passant par un sommet à 4.750 mètres d'altitude...

Nicolas Camus

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Les concurrents du Dakar ont traversé la Cordillères des Andes, le 7 janvier 2015, passant par un point culminant à 4.750 mètres d'altitude.
Les concurrents du Dakar ont traversé la Cordillères des Andes, le 7 janvier 2015, passant par un point culminant à 4.750 mètres d'altitude. — 20 Minutes / Nicolas CAMUS

De notre envoyé spécial à Copiapo (Chili)

Mercredi 7 janvier, un jour particulier pour les concurrents du Dakar. L’étape entre Chilecito et Copiapo marque le passage de l’Argentine au Chili, et avec lui, forcément, la traversée de la Cordillère des Andes. Un vrai marathon. La journée commence très tôt. Dès 4h30, les premiers pilotes moto s’élancent pour une liaison (partie de l’étape qui ne compte pas dans la course) de 594 km. Objectif, le passage de la frontière au Paso San Francisco, à 4.400 mètres d’altitude, avant de redescendre vers le Chili pour, enfin, parcourir les 315 km de course effective.

Pour se mettre en jambes, les longues lignes droites de la fameuse Ruta 40, sorte de road 66 locale qui traverse l’Argentine sur 5.000 km depuis la frontière avec la Bolivie, au nord, à la Patagonie, au sud. Le soleil s’est à peine levé que les Argentins sont dans la rue. A Tinogasta, les 14.000 d’habitants du village se sont presque tous donné rendez-vous pour fêter le passage de chaque concurrent, Nasser Al-Attiyah et Carlos Sainz.

Trois heures plus tard, les pilotes passent en ordre dispersé au point culminant du jour : 4.750 mètres d’altitude. L’air est rare, mais la tête n’est pas non plus d’exploser. Pas le temps. Car assez vite, la route redescend autour de 4.000.

 

 

A ce moment, on est déjà au Chili mais le passage à la douane se fait une vingtaine de kilomètres plus loin. Les véhicules de la caravane passent à gauche, les concurrents à droite. Comme tout le monde, ils doivent présenter leur passeport et le papier rempli la veille au bivouac leur permettant d’entrer en territoire voisin.

 

Une fois passés, la redescente vers Copiapo offre des paysages totalement différents. Les flancs rapprochés de terre ocre ont succédé aux grands plateaux, les chemins cahoteux aux routes goudronnées. Les virages en épingle, complètement absents jusque-là, s’enchaînent. Enfin un peu de pilotage, comme pour s’échauffer avant le départ de la spéciale.

 

 

C’est là que l’on quitte les concurrents. Les premiers arriveront à Copiapo vers 16h30 (22h30 en France), après avoir affronté leurs premières dunes et des cuvettes géantes. Les dernières motos et voitures sont attendues vers 2h jeudi matin, les camions vers 3h30.