Dakar 2015: Jorge Lacunza, 18 ans et petit génie de la catégorie moto

TRADITION A 18 ans, Jorge Lacunza est le plus jeune concurrent du Dakar mais a derrière lui une grande lignée de motards…

Nicolas Camus

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L'Argentin Jorge Lacunza, 18 ans, est le plus jeune concurrent du Dakar 2015.
L'Argentin Jorge Lacunza, 18 ans, est le plus jeune concurrent du Dakar 2015. — AFP PHOTO / FRANCK FIFE

De notre envoyé spécial à Chilecito (Argentine),

Une exception. De mémoire d’organisateurs, ils ne sont qu’une toute petite poignée à avoir été sélectionné pour participer au Dakar à seulement 18 ans. Jorge Lacunza est de ceux-là. Et à regarder de plus près le pedigree du jeune motard argentin, on comprend vite pourquoi. Chez les Lacunza, la moto est une passion de famille partagée depuis que Julio, le grand-père de Jorge, a fondé le premier club de motards de Saladillo, une province de Buenos Aires, en 1928.

>> Retrouvez par ici le blog de Bruno Da Costa, motard sur le Dakar

Le père de Jorge et fils aîné de Julio, Jorge Sr, a été champion d’Argentine dans de nombreuses catégories. «Avec une telle famille, difficile de ne pas faire de moto. J’ai commencé à 5 ans, et ça ne m’a plus lâché», explique le dernier de la lignée. Quand le Dakar a débarqué dans son pays, en 2009, c’est tout naturellement qu’il est allé au bord des routes admirer les pilotes. «A ce moment, je me suis dit que participer à ce rallye ne devait pas être un rêve mais un objectif», ajoute-t-il. Première compétition à 16 ans, et donc premier Dakar à 18, les choses n’ont pas traîné pour lui.

Le gamin, plutôt du genre confiant, a abordé ces premières journées le plus sereinement du monde. Quand on lui glisse que le Dakar est une course pour pilotes expérimentés, lui répond que «les plus jeunes sont peut-être plus résistants et craignent moins la chute». Et lorsqu’on lui demande, avant le départ, s’il appréhende au moins un peu la découverte de tout ce que représente le Dakar et sa difficulté, il assure qu’il a «très bien étudié la course en la suivant de près depuis 2009» et qu’il «la connaît bien».

Photos souvenirs

Classé 63e au général après la 3e étape, mardi, il est pour l’instant à la hauteur des espérances de son père, qui ne le lâche pas d’une semelle et qui assure à qui veut l’entendre que son fils deviendra «champion du monde un jour». L’intéressé, lui, savoure pleinement. «C’est très dur, mais je prends mon pied sur la moto. Et la vie sur le bivouac, j’adore !», dit-il avec un grand sourire. A le voir évoluer dans l’immense caravane depuis dimanche, on peut le croire. Le jeune homme est à l’aise, discute beaucoup et… se prend même en photo avec les «top pilotes», pour sa collection de souvenirs. En espérant sûrement qu’un jour ce soit à lui que les plus jeunes demandent une photo.