PSG: Avec les sanctions de Cavani et Lavezzi, Laurent Blanc amorce le tournant de la rigueur

FOOTBALL Les deux hommes ont séché la reprise...

Romain Baheux

— 

Laurent Blanc lors d'un match entre le PSG et Montpellier le 20 décembre 2014.
Laurent Blanc lors d'un match entre le PSG et Montpellier le 20 décembre 2014. — JEFFROY GUY/SIPA

Ils ont goûté à la rigueur annoncée. Coupables d’avoir séché le stage de reprise du PSG au Maroc, Ezequiel Lavezzi et Edinson Cavani ont été envoyés au coin. Restés en Amérique du Sud pendant que leurs équipiers remettaient les chasubles, les deux hommes seront privés des deux prochaines rencontres du club parisien, l’entrée en lice en Coupe de France à Montpellier lundi ainsi que le déplacement à Bastia samedi, et devront s’entraîner à l’écart pendant une semaine. Enfin, le PSG va taper dans leur portefeuille, même si Laurent Blanc, remonté dimanche en conférence de presse, n’a pas voulu dévoiler le montant de l’amende dans sa charge contre ses deux joueurs.

«Dès qu’on touche le collectif, je peux devenir con»

«Je trouve cela inadmissible et inacceptable. Quand on est dans un club sportif, dès qu'on fait passer son projet individuel avant le collectif, on met en danger le collectif, souligne le coach parisien. J'ai horreur de cela. Dès qu'on touche le collectif et l'équipe, je peux devenir con et radical.» Cavani et Lavezzi l’ont vérifié en tentant, sans succès, de plaider l'éloignement familial pour justifier leur retard. Malheureusement pour les deux retardataires, ce n'est pas le moment de demander une faveur. A Marrakech, l'ex-sélectionneur des Bleus, critiqué pour ses choix avant la trêve hivernale, a annoncé la fin de certains passe-droits et a lancé le tournant de la rigueur. Avec ces sanctions, Blanc marque le coup et affirme son autorité avant le début de la deuxième partie de la saison.

«On a eu une discussion avec Olivier (Létang, le directeur sportif) et le président et on est vraiment à l'unisson sur ce qu'il faut faire, ce qu'il faut améliorer. Il y a du travail et une remise en question à avoir, du côté du staff, du club et des joueurs, souligne-t-il. Ils doivent avoir conscience que l'attitude et l'état d'esprit des six premiers mois ne suffiront pas pour relever les objectifs du club.» 

«La rigueur, cela ne doit pas durer dix ou quinze jours»

Ça tombe bien, une victoire dans une Coupe nationale fait partie de la liste de ses dirigeants. Dans l'Hérault, lui et ses hommes doivent montrer que le PSG version début d'année 2015 a plus de moelle que son pendant de fin 2014, resté sur un revers au Camp Nou contre le Barça et sur une défaite et un nul en Ligue 1. «Il faudra retrouver de la détermination. Mais la rigueur, cela ne doit pas durer dix ou quinze jours parce que tu pousses un coup de gueule, poursuit-il. Cela doit être tous les jours et ça concerne le terrain, l'entraînement, les mises au vert.» La reprise en main a commencé.