Thierry Henry en Ligue1? «Il aurait pu jouer jusqu’à 90 ans», assure son coéquipier à New York

FOOTBALL Le mythique attaquant des Bleus a pris sa retraite…

Antoine Maes

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Thierry Henry sous le maillot des New York Redbull, le 29 novembre 2014.
Thierry Henry sous le maillot des New York Redbull, le 29 novembre 2014. — Jim Rogash / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Cette fois, c’est vraiment fini. Après vingt ans de professionnalisme, Thierry Henry a décidé de prendre sa retraite. On ne le reverra plus enrouler ses frappes en lucarne opposée, et c’est franchement dommage. A 37 ans, l’ancien Gunner avait encore le niveau pour briller. Ça n’aurait pas été à Arsenal, où «Titi» n’a jamais vraiment envisagé de revenir, lui qui avait déjà fait sa tournée d’adieu aux Londoniens lors d’une pige en 2012.

#GoodByeTiti Que retenez-vous de la carrière de Thierry Henry?

Il l’a d’ailleurs expliqué à son nouvel employeur, Sky Sports, où il deviendra consultant. «Combien de come-back tu fais? A un certain point, ce serait devenu comme un mauvais film. Tout le monde aime le premier Rocky, mais tout le monde n’aime pas les derniers», rigole Thierry Henry. Damien Perrinelle, qui a partagé les cinq derniers mois en pro de la star aux New York Red Bulls, est pourtant formel: «Pour moi il était bon, voire très bon encore. Il aime tellement le foot que s’il pouvait jouer à haut niveau jusqu’à 90 ans il le ferait».

 

De nombreux clubs de L1, et même de haut de tableau, auraient pu profiter de sa science. En MLS, «il jouait sur sa vision du jeu, son expérience. Il jouait plus comme un meneur de jeu excentré coté gauche, il était très malin dans ses déplacements, raconte Damien Perrinelle. Et ça prouve l’intelligence du joueur, il s’est adapté avec son âge. Mais je peux vous dire qu’il allait encore très vite. Et sur un terrain c’est un dictionnaire du foot».

«Tu es obligé d’élever ton niveau, parce que tu n’as pas envie de le décevoir»

Quant à sa stature, elle poussait souvent ses coéquipiers à se sublimer. Avec lui, «tu es obligé d’élever ton niveau, parce que tu n’as pas envie de le décevoir. Tu te dis que tu as l’honneur de partager un vestiaire et un terrain avec lui. Forcément, ça ne te met pas une pression, mais ça te galvanise et ça t’exhorte à être meilleur», assure Damien Perrinelle, qui n’hésite pas à classer son ex-coéquipier «au même niveau qu’un Zidane ou qu’un Platini».

Une légende donc, mais une légende qui n’aurait sûrement pas supporté les déplacements à Evian ou Bastia avec des muscles qui grincent. «Parfois il avait beaucoup de douleurs, et à ce niveau on est obligé à ce niveau d’écouter son corps, enchaîne Perrinelle. Et puis il a tellement eu l’habitude d’être toujours le meilleur qu’il aurait peut-être mal vécu le fait de redescendre». Et au passage, Rocky II est au moins aussi bon que le premier.