Ligue des champions: Monaco se qualifie pour les huitièmes et réalise le coup parfait face aux Russes

FOOTBALL L’ASM termine première de son groupe…

B.V.

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Aymen Abdennour, buteur lors de la victoire de Monaco contre le Zenith Saint-Petersbourg le 9 décembre 2014.
Aymen Abdennour, buteur lors de la victoire de Monaco contre le Zenith Saint-Petersbourg le 9 décembre 2014. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

Ca n’aura peut-être pas l’ampleur d’une victoire face à Barcelone, mais ce que Monaco a réalisé cette saison en Ligue des champions a de quoi rentrer dans le livre des exploits du foot français en Coupe d’Europe. Avec un jeu minimaliste à l’extrême et des moyens limités, les hommes de Jardim ont rejoint le PSG en huitièmes de finale de Ligue des champions en s’imposant mardi soir face au Zenith Saint-Petersbourg (2-0).

Monaco fait du Monaco

Ceux qui ont eu la naïveté de croire que l’ASM «n’allait pas se contenter de calculer mais jouerait pour gagner», comme l’annonçait l’attaquant Valère Germain à la veille du match, ont du être déçus. Ayant besoin d'un nul pour se qualifier, Monaco a plus que jamais fait du Monaco. Planqués à dix dans leur camp, les joueurs de la Principauté n'ont eu aucun souci à contenir les timides assauts des Russes pour obtenir leur sixième 0-0 à la mi-temps (!) dans cette campagne européenne.

Comble de l’insolence, c’est de l’épaule qu’Abdennour a flingué le suspense sur l’un des rares coups francs offensifs (1-0, 64e) de Monaco, avant que Fabinho ne termine le travail (2-0, 89e). Le coup est parfait. Avec de la discipline tactique, du courage et un poil de réussite, Monaco a trouvé le moyen de sortir d’une poule moyenne et de rejoindre le Top16 européen, ce qui était difficilement imaginable en août dernier après les départs des stars Falcao et James Rodriguez.

Mieux encore, grâce au match nul de Leverkusen face au Benfica Lisbonne, l’ASM braque la première place de la poule et peut rêver d’un huitième de finale clément. Avec quatre buts en six matchs, c’est du jamais vu. Mais peu importe: absent à un tel niveau depuis 2005, Monaco sauve d’ores et déjà une saison mal embarquée et offre à la France de très bons points au coefficient UEFA en éliminant un club russe. Alors merci, et tant pis pour le spectacle.