Guillaume Canet: «Commenter l’équitation aux Jeux olympiques? Pourquoi pas»

INTERVIEW L’acteur participe aux Gucci Paris Masters…

Propos recueillis par Romain Baheux
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Guillaume Canet aux Gucci Masters en 2013.
Guillaume Canet aux Gucci Masters en 2013. — VILLARD/PDN/SIPA

ll ne lâche plus la bride. Revenu à l'équitation, sa passion de jeunesse, à l'occasion du tournage de Jappeloup, Guillaume Canet pratique désormais en compétition. L'acteur participera donc aux Gucci Paris Masters, qui débutent jeudi au parc des expositions de Villepinte, dont il a aussi aidé à la réalisation du clip promotionnel. L'occasion pour lui d'évoquer sa passion du monde équestre.

Spontanément, quelle est la première chose que vous évoque une écurie?

C'est l'odeur, que j'aime énormément et qui nous plonge directement dans ce monde. Pour moi, c'est une madeleine de Proust, ça me ramène en enfance.

Que vous apporte la pratique de l'équitation?

Rien que de me retrouver avec cet animal à l'entraînement, ça me vide la tête. Je ne vois pas que l'aspect compétition mais aussi le fait d'être en contact avec la nature, de se retrouver en forêt avec son cheval, de le faire progresser... Les gens de ce milieu sont différents de ceux du cinéma. Ça m'aère et ça me nourrit.

C'est compatible avec votre métier?

Je ne monte pas quand je tourne, c'est aussi simple que ça. J'organise mon emploi du temps: tournage, deux, trois mois de la compétition, puis de nouveau tournage.

Vous vous sentiez attendu à vos premières compétitions?

Forcément. Il y a une attention particulière parce que les gens se disent "tiens, qu'est-ce qu'il va faire sur son cheval". Au début, les photographes devaient sûrement attendre que je me tape une bonne chute mais ça n'est jamais venu (rires). Pas mal de personnes ne m'avaient jamais vu monter donc le regard est un peu critique. Les gens ont vite vu que je n'étais pas là en dilettante et leur regard a changé.

Peut-on comparer la concentration d'un acteur à celle d'un cavalier?

C'est assez similaire. Dans les deux cas, tu es dans une sorte de bulle. Sur la piste, je fais abstraction du public, de la pression et du stress. C'est un peu pareil sur un plateau de cinéma où il faut pouvoir jouer une scène importante malgré le bruit autour et les mouvements des techniciens.

Quelle image souhaitez-vous donner de ce sport?

J'aimerais simplement montrer qu'il est très intéressant à regarder. Quand on commence à saisir les petites subtilités, on se rend compte qu'il ne s'agit pas juste d'aller au galop vers un obstacle mais que tout est mesuré. On compte les foulées entre chaque obstacle, c'est vraiment du pilotage.

Commenter l'équitation aux Jeux olympiques comme Jean Rochefort ça vous intéresserait?

Pourquoi pas? Ça peut être intéressant.

Vous avez été acteur et scénariste de Jappeloup, ça ne vous donne pas envie de réaliser un film sur le cheval?

Peut-être pas non. J'aime bien l'idée de compartimenter et de conserver ce sport comme une aération dans ma vie. Je veux que ça reste un loisir, il ne faut pas que ça devienne une profession en parallèle de mon métier d'acteur.