Matchs truqués: «Notre club est sali», estime le directeur général de Caen, Xavier Gravelaine

FOOTBALL Plusieurs salariés du club normand ont été entendus par la police...

R.B.

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Le directeur général de Caen Xavier Gravelaine le 18 novembre 2014.
Le directeur général de Caen Xavier Gravelaine le 18 novembre 2014. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Peu après leur sortie du commissariat, ils sont venus s’expliquer. Entendus par la police mardi, le directeur général et l’entraîneur de Caen, Xavier Gravelaine et Patrice Garande sont revenus sur les soupçons de truquage autour de la rencontre de Ligue 2 entre Nîmes et le club normand (1-1) en mai. Placés en garde à vue dans la matinée, le président de Caen Jean-François Fortin et un salarié du club sont toujours face aux enquêteurs.

«Ce qui me met la haine, c'est que notre club est sali par une affaire avec laquelle il n'a rien à voir. J’espère qu’on va récupérer notre président rapidement. C’est très désagréable parce que c’est quelqu’un de bien, souligne Gravelaine. Certains clubs font des communiqués. Nous, on vient face à vous pour expliquer qu'on est victime. Le problème, ce n'est pas le foot, c'est le Nîmes Olympique qui a des soucis depuis quelques mois. Le foot n'est pas plus sale que plein d'autres parties de la société.»

«On ne voulait que gagner, pas faire match nul»

«Je ne laisserai pas salir mes joueurs qui ont fait un parcours exceptionnel et irréprochable l’an dernier! Je ne laisserai pas salir cette ville, ce club, ses supporters, poursuit Garande. L’an dernier vous avez pu voir toute ma virulence et ma haine contre les instances du football français et l’équipe de Nîmes. Au départ, on ne voulait pas rejouer ce match, mais on ne voulait que gagner contre Nîmes, pas faire match nul

Actionnaire de Nîmes, Serge Kasparian est soupçonné d’avoir tenté de trouver un arrangement avec des dirigeants et des joueurs adverses pour maintenir le club gardois en Ligue 2, ce qu'il a réussi à faire lors de la dernière journée. Trois matchs sont ciblés: contre Dijon (25 avril), Angers (6 mai) et donc Caen (13 mai). Une petite dizaine de personnes ont été placées en garde à vue mardi dans le cadre de cette enquête.