Rapport Garcia: L'UE appelle la Fifa à «lever les doutes» sur son enquête anti-corruption

FOOTBALL L'Union Européenne réclame de la transparence...

20 Minutes avec AFP

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Sepp Blatter, le président de la FIFA, le 26 septembre 2014, à Zurich.
Sepp Blatter, le président de la FIFA, le 26 septembre 2014, à Zurich. — SEBASTIEN BOZON / AFP

Le Commissaire européen en charge des Sports, Tibor Navracsics, a appelé samedi la Fifa à plus de transparence sur son enquête à propos des allégations de corruption dans l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022, qui a blanchi la Russie et le Qatar. L'attribution des deux Mondiaux n'a pas lieu d'être remise en cause malgré des éléments douteux, «de portée très limitée», a estimé jeudi la chambre de jugement de la commission d'éthique de la Fifa, qui avait mandaté un avocat américain, Michael Garcia, pour enquêter sur les soupçons de corruption autour de ces deux Coupes du monde.

Cette conclusion, immédiatement saluée par Moscou et Doha, avait été rapidement réfutée par M. Garcia lui-même, qui a dénoncé «plusieurs interprétations incomplètes et erronées des faits et conclusions» de son rapport.

«Il est temps pour la Fifa de jouer cartes sur table»

«Je ne remets pas en cause l'autonomie d'organisations sportives, mais je pense qu'il est temps pour la Fifa de jouer cartes sur table afin de lever les doutes sur les conclusions du rapport », a indiqué Tibor Navracsics dans le Financial Times. «Le football est la passion de millions de fans en Europe et dans le monde. Pendant des années, l'intégrité de ce sport a été sapée par des allégations de corruption», a-t-il rappelé.

Le rapport de M. Garcia, remis début septembre à la chambre de jugement de la commission d'éthique de la Fifa, n'a jamais été publié, malgré une demande en ce sens de son auteur le 24 septembre. Pour justifier cet apparent manque de transparence, le président de la Fifa, Joseph Blatter, avait argué qu'une publication pourrait compromettre la confidentialité des témoignages.

Plusieurs hauts responsables du foot mondial avaient également pressé le comité exécutif de la Fifa de publier le rapport Garcia, dont le président de l'UEFA Michel Platini et le vice-président de la Fifa, le Jordanien Ali Bin Al Hussein.