Enquête Mondial 2018: «Pas de surprise» pour la Russie après les conclusions de la Fifa sur le rapport Garcia

FOOTBALL L'attribution de la Coupe du monde 2018 au pays de Vladimir Poutine s'est fait régulièrement...  

A.M. avec AFP

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La Fédération internationale de football (Fifa) a annoncé mardi l'extension de son partenariat avec Visa, le géant américain du paiement électronique, pour huit ans jusqu'en 2022 ce qui inclut donc les Coupes du monde en Russie et au Qatar.
La Fédération internationale de football (Fifa) a annoncé mardi l'extension de son partenariat avec Visa, le géant américain du paiement électronique, pour huit ans jusqu'en 2022 ce qui inclut donc les Coupes du monde en Russie et au Qatar. — Fabrice Coffrini AFP

La Russie a déclaré jeudi «ne pas être surprise» par les résultats de l'enquête de l'autorité éthique de la Fifa sur l'attribution du Mondial-2018 à ce pays, en soulignant que le dossier russe était «transparent». «La Russie a mené une campagne honnête (...). Donc, il n'y a pas de surprise» dans les conclusions de la Fifa, a déclaré le ministre des Sports russe, Vitali Moutko, cité par l'agence publique Ria Novosti.

La principale autorité éthique de la Fifa avait conclu peu auparavant que l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar n'avait pas lieu d'être remise en cause, malgré des éléments douteux, «de portée très limitée». Il n'y a pas lieu «de se pencher à nouveau sur le processus d'attribution» et «encore moins de le rouvrir», a plaidé le président de la chambre de jugement de la commission d'éthique de la Fifa, Hans-Joachim Eckert.

«Nous avons toujours été sûrs qu'ils ne trouveraient rien d'illégal»

«Nous sommes convaincus que notre dossier était transparent. Nous n'avons commis aucune violation», a réagi pour sa part le directeur du comité d'organisation russe du Mondial-2018, Alexeï Sorokine, cité par l'agence Ria Novosti. «Nous avons toujours été sûrs qu'ils ne trouveraient rien d'illégal» dans les actes de la Russie, a souligné M. Sorokine, lors d'une conférence de presse à Moscou.

Une enquête avait été ouverte à la suite d'accusations de corruption et un rapport avait été remis début septembre par Michael J. Garcia, avocat et ancien procureur fédéral américain. Lequel a souligné dans son rapport que le comité russe «n'a soumis qu'une quantité limitée de documents et l'a expliqué par le fait que les ordinateurs utilisés à l'époque étaient en location et rendus depuis à leur propriétaire. Celui-ci a fait savoir qu'ils avaient été détruits.»