J0 2024 à Paris: Vers un téléthon participatif pour financer la candidature ?

OLYMPISME Afin de mesurer le soutien populaire des Français au projet olympique..

J.L.

— 

Une courte majorité de Français (51,9%) est favorable à une candidature de Paris à l'organisation des jeux Olympiques d'été de 2024, selon un sondage Ipsos paru mardi dans L'Equipe.
Une courte majorité de Français (51,9%) est favorable à une candidature de Paris à l'organisation des jeux Olympiques d'été de 2024, selon un sondage Ipsos paru mardi dans L'Equipe. — Morry Gash Pool

C’est LA grande idée à retenir du point d’étape voulu par le comité olympique français sur l’étude d’opportunité relative à l’organisation des JO à Paris en 2024. Alors que l’Etat, frileux sur le projet, a laissé le mouvement sportif défricher le terrain avant de se décider – ou pas - à l’été 2015, Denis Masseglia, président du CNOSF a trouvé le moyen de tester pour de bon l’intérêt des Français pour des JO à domicile. Une sorte de téléthon olympique, monté avec le soutien de France Télévisions en juin prochain.

Trouver 80 millions d’euros pour candidater

«Si on veut les JO, la candidature ne doit pas passer par la dépense du moindre euro public, mais par un financement innovant participatif. Il n’y aurait pas meilleure sondage d’opinion pour Paris 2024, que de voir tout ce que la France compte de sympathisants sportifs se mobiliser sur une opération spécifique». Si on ne sait pas encore concrètement quelle forme prendrait cette mobilisation populaire, son objectif n’est pas seulement de «montrer que la France veut aussi les Jeux», mais aussi de financer sa possible candidature, chiffrée à 80 millions d’euros par Bernard Lapasset.

«On parle pour l’instant d’un budget de 50 à 80 millions, rectifie Denis Masseglia, et ça peut encore changer en fonction des nouvelles orientations du CIO. La Ryder cup a montré qu’on pouvait avoir quelque chose à travers les licenciés. Cette initiative permettrait un inventaire de tous les gens auxquels on peut s’adresser, et de leur demander une participation, même symbolique». Symbolique, mais pas forcément raccord avec le message transmis depuis plusieurs mois par les décideurs politiques de la Ville de Paris et de l’Etat : celui que la France ne tentera sa chance que si l’organisation des JO ne coûte rien au contribuable.