XV de France: Serge Blanco croit au titre de champion du monde et recadre Bernard Laporte

RUBGY Serge Blanco explique son rôle au sein de l'encadrement du XV de France et règle ses comptes avec Bernard Laporte...

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Serge Blanco, lors d'une conférence de presse à Biarritz, le 20 mai 2014.
Serge Blanco, lors d'une conférence de presse à Biarritz, le 20 mai 2014. — GAIZKA IROZ / AFP

Appelé en juillet dernier pour épauler le sélectionneur du XV de France Philippe Saint-André, Serge Blanco se dit «convaincu» que les Bleus peuvent encore croire au titre de champions du monde, dans un peu moins d'un an, en Angleterre. «Je suis convaincu qu'on peut parvenir à nos fins. Il faut faire basculer cet état d'esprit sur tous les joueurs. Pas uniquement sur ceux qui sont ici. Il faudra faire des sacrifices. Ceux qui ne voudront pas les faire ne seront pas retenus», a déclaré ce mardi le vice-président de la Fédération française dans un entretien accordé au Parisien.

«Pour qui se prend Laporte? C'est, lui, le Bon Dieu?»

A quatre jours du premier test de novembre face aux Fidji, à Marseille, Serge Blanco y détaille son nouveau rôle dans l'encadrement du XV de France. «Mon souci, c'est qu'il y ait de la cohérence dans les discours, dans la vision du jeu. Je veux qu'il y ait de la joie, du partage, expose-t-il. Une équipe ne peut être faite que de sentiments. Ça peut paraître désuet, mais je pense que c'est le seul moyen pour un groupe de se resserrer.»

L'ancien arrière international (93 sélections) en profite également pour régler quelques comptes, notamment avec Bernard Laporte, qui ne manque jamais une occasion de critiquer la Fédération et son président Pierre Camou ou le voyage de Fabien Galthié au Brésil. «Certains se déclarent [candidat à la présidence de la FFR] mais ils ne parlent que de rugby professionnel! Les idées qui sortent ne concernent pas le rugby amateur... 400.000 licenciés, 8.000 clubs! C'est ça le plus important», affirme Blanco. Avant d'en remettre une couche, un peu plus épaisse: «Il [Laporte] fait ce qu'il a envie de faire. Moi, j'ai des amis, je ne les insulte pas. Je ne dis pas qu'une personne qui s'en va à Rio est à mettre au pilori. Cette personne [Galthié] a un employeur. Si celui-ci juge qu'il est tout à fait normal qu'elle puisse partir à Rio, voilà. Pour qui se prend-il? C'est, lui, le Bon Dieu?»