Real Madrid: «Fais attention à toi, ça va aller à 2.000 à l’heure», dans la peau des victimes des Merengue

FOOTBALL Alors que les Madrilènes reçoivent Liverpool mardi, les adversaires des Merengue témoignent…

Antoine Maes

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Le milieu de terrain de Grenade Abdou Sissoko contre le Real Madrid de James Rodriguez, le 1er novembre 2014.
Le milieu de terrain de Grenade Abdou Sissoko contre le Real Madrid de James Rodriguez, le 1er novembre 2014. — Jorge Guerrero / AFP

Il y a sans doute pire dans la vie que de fouler la pelouse de Santiago Bernabeu. Mais cette saison, défier le Real Madrid s’apparente quand même plus à un chemin de croix qu’à une après-midi de plaisir. En Liga, les hommes de Carlo Ancelotti tournent en effet à l’effarante moyenne de 3,7 buts par match. De quoi faire frissonner les Reds de Liverpool, victime désignée mardi soir des Merengue en Ligue des champions. «Tu n’as pas l’impression de faire partie du même monde, ni même de faire le même sport» souffle le Français Fayçal Farj, démantelé 5-1 lors de la 5e journée avec Elche.

Le pire dans tout ça: Savoir qu’à l’époque, le Real Madrid était encore en rodage. «Ils te donnent l’impression que tu peux faire quelque chose, reprend l’ancien caennais. Mais ça veut dire ‘’si tu veux jouer, joue. Mais si tu ne fais pas attention à toi, ça va aller à 2.000 à l’heure’’. C’est ce qui s’est passé pour nous». Moralité? «La plupart des équipes qui vont les jouer vont se dire que quoi qu’elles fassent elles n’y arriveront pas. C’est très fort… Je ne devrais même pas dire ça. C’est dur de trouver les mots pour les décrire. C’est une machine», assure Fayçal Farj.

«On se dit qu’il vaut mieux que le match se termine rapidement»

Une machine qui a encore roulé sur l’adversaire le week-end dernier, en allant gagner à Grenade (0-4). Titulaire, Abdou Sissoko, le frère de l’ancien parisien Momo, avoue que «quand vous voyez que le score est assez élevé, on se dit qu’il vaut mieux que le match se termine rapidement». Son équipe à pourtant tout tenté. «Je ne vois pas où sont leurs défauts. On a même joué chez nous sur un terrain très difficile, pas arrosé, dur, avec des rebonds. Et c’était fait exprès. On avait quand même l’impression qu’ils étaient chez eux», sourit l’ancien milieu de terrain de Brest.

On peut toujours regretter que le Real Madrid va passer son match à se comporter comme une rock star capricieuse. Même pas. «Humainement, c’est magnifique. Ronaldo vient serrer la main, il te souhaite bonne chance. Il est au-dessus de Messi à ce niveau-là, lui sur un terrain, il ne calcule personne», raconte Fayçal Farj. «Le côté grosse tête, c’est complètement faux, reprend Abdou Sissoko. Ils ne te regardent pas de haut. Si ça chambre? Je pensais que ce serait comme ça, mais loin de là. Ils sont sympas, cools, c’est vraiment la classe». Une manière de faire passer la pilule.