Jean Pierre Bernès en 2004
Jean Pierre Bernès en 2004 — Isopix / SIPA

FOOTBALL

Jean-Pierre Bernès: «J'ai tout fait pour l'OM, même aller en prison»

L'agent de joueur est revenu sur ses années au club, marquées par l'affaire VA-OM...

Jean-Pierre Bernès, l'ancien directeur général de l'Olympique de Marseille entre 1989 et 1993, est revenu dans un entretien pour le journal L'Equipe sur l'affaire VA-OM qui a marqué son passage au club phocéen.

«J'essaye de faire abstraction de cette affaire, même si je l'ai toujours en moi, et même si j'y pense tout le temps, affirme-t-il. Ça m'a marqué à vie. C'est une cicatrice, quelque chose qui ne me correspondait pas. On a pété les plombs. J'assume. Marseille, c'est ma ville. J'ai tout fait pour l'OM. Je suis même allé en prison pour l'OM. J'ai fait une erreur, mais je ne l'ai pas faite pour moi. Elle était condamnable, mais je l'ai faite pour le club, pas pour m'enrichir personnellement. C'est le passé. Aujourd'hui, mon casier judiciaire est vierge.»

Même s'il reparle à l'ancien président de l'OM Bernard Tapie, les deux hommes ne se sont jamais revus depuis l'affaire. «À chaque fois, il me dit : "Quand tu viens à Paris, appelle-moi et on se fait une bouffe." On se dit ça mais on ne le fait pas.»

«Labrune a bien géré l'affaire Bielsa»

Désormais agent de joueur, Jean-Pierre Bernès répond sans détour à la question de revenir à l'OM ou non. «Avec mon expérience, je ne peux pas être le numéro 2, avance-t-il. C'est impossible. Je veux travailler en direct avec l'actionnaire. Ce n'est pas un président de club qui ne connaît pas le football qui va me dire s'il faut faire ci ou ça.»

L'ancien dirigeant marseillais avait d'ailleurs rencontré le président de l'OM Vincent Labrune au Vélodrome lors du match contre Saint-Etienne, le 28 septembre. «Ce n'est pas un ami, confie-t-il. On ne s'était plus vus depuis très longtemps. Je lui ai dit qu'il avait très bien géré le dossier Bielsa. La communication de Labrune a été menée comme il fallait. Maintenant, si Bielsa a fait ces déclarations, c'est que des choses ne devaient pas correspondre à ce qu'on lui avait dit.»