Fair-play financier: Michel Platini pense à «un aménagement des règles»

FOOTBALL Le président de l'UEFA a décidé de faire une table ronde en mai prochain pour voir ce qui allait ou pas concernant le fair-play financier...

N.C. avec AFP

— 

Le président de l'UEFA, Michel Platini, lors d'une conférence de presse le 22 février 2014 à Nice.
Le président de l'UEFA, Michel Platini, lors d'une conférence de presse le 22 février 2014 à Nice. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

Le président de l'UEFA Michel Platini a déclaré que «des aménagements» concernant le fair-play financier pourraient être décidés «ou pas» lors du prochain comité exécutif de l'instance, en mai 2015. «J'ai décidé de faire une table ronde pour voir ce qui allait, ce qui n'allait pas. La commission des licences de clubs présidée par David Gill, qui est membre du comité exécutif, a écouté et au mois de mai, il y aura des propositions, ou pas de propositions, qui seront faites au sein du comité exécutif pour éventuellement aménager ces règles du fair-play financier. Car le fair-play financier est une certitude», a expliqué Platini ce dimanche lors de l'émission «Le Club» sur beIN Sports.

«Il y a peut-être des choses qui ont été entendues lors de la réunion de la dernière fois [en présence des représentants de clubs, lundi 13 octobre] qui permettront peut-être de faire avancer les choses, ou pas. Il y a des chambres indépendantes qui décident du fair-play financier, ce n'est pas le rôle du président», a-t-il ajouté.

«Beaucoup d'investisseurs ne viendront que s'il y a le fair-play financier»

«Il n'y aura plus de consultation, mais les gens ont le droit d'appeler l'UEFA et de s'adresser à David Gill. C'est le comité exécutif qui peut changer le règlement», a insisté M. Platini. Se faisant l'avocat de cette mesure, le président de l'UEFA a assuré que suivant le principe que «les clubs ne peuvent pas dépenser plus qu'ils ne gagnent d'argent», «beaucoup d'investisseurs ne viendront que s'il y a le fair-play financier. C'est le moyen pour eux de gagner de l'argent dans le football».

Enfin, revenant sur les sanctions qui ont frappé le Paris SG, entre autres limité dans son autorisation de dépense, M. Platini a rappelé qu'«ils ont acheté un joueur à 60 millions d'euros. On a bloqué quoi au PSG? Personne d'autre n'a pu faire ça en France (...) [Le président du PSG, Nasser Al Khelaifi] a accepté les règles. Le PSG avait des problèmes dans sa comptabilité».