Nice-Bastia: Le club corse «n'acceptera aucune sanction contre Jean-Louis Leca»

INCIDENTS Le gardien remplaçant de Bastia Jean-Louis Leca est entré sur la pelouse avec un drapeau corse, samedi soir, à la fin de la rencontre Nice-Bastia...

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Jean-Louis Leca, le gardien de Bastia, est entré sur la pelouse avec un drapeau corse à la fin de la rencontre Nice-Bastia (0-1), le 18 octobre 2014.
Jean-Louis Leca, le gardien de Bastia, est entré sur la pelouse avec un drapeau corse à la fin de la rencontre Nice-Bastia (0-1), le 18 octobre 2014. — JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

Les Bastiais sont très remontés. Au lendemain des incidents qui ont émaillé la fin de la rencontre Nice-Bastia (0-1), le club corse a publié un communiqué pour défendre l'attitude de Jean-Louis Leca, son gardien remplaçant. Ce dernier, qui est entré sur la pelouse au coup de sifflet final avec un drapeau corse à la main, a été désigné responsable de la bagarre générale et de l'envahissement du terrain par les supporters niçois. Ce que n'acceptent absolument pas les Bastiais.

«La victoire ayant été obtenue de haute lutte et dans un contexte sportif peu évident depuis plusieurs semaines, c’est toujours dans le même esprit que Jean-Louis Leca a spontanément célébré le gain des trois points en récupérant ce même drapeau pour aller communier avec ses coéquipiers. Il s’agit là d’un geste de fierté naturelle», écrit ainsi le club corse, qui met une nouvelle fois en cause «l’arrêté surréaliste et liberticide du Préfet des Alpes-Maritimes qui, à quelques jours de la rencontre, avait jugé opportun de frapper d’interdit l’ensemble des objets à l’effigie de la Corse pour cette rencontre».

Premières sanctions jeudi?

Toujours selon ce communiqué, qui affirme aussi que c'est le capitaine niçois Didier Digard qui s'est montré agressif envers Jean-Louis Leca et non l'inverse, les dirigeants corses «n’accepteront en aucune façon que l’on puisse impliquer de quelque manière que ce soit le Sporting Club de Bastia dans ces incidents, ni que l’on puisse incriminer ou qualifier de "provocateur" notre gardien.»

La LFP, qui par la voix de son président Frédéric Thiriez a qualifié ces incidents de «consternants et inacceptables», jugera des responsabilités de chacun. Les premières sanctions devraient tomber jeudi, lorsque la commission de discipline aura examiner le rapport des délégués présents sur place.