Match amical: Derrière un Gignac motivé, les Bleus s’imposent sans forcer en Arménie (3-0)

FOOTBALL Le Marseillais a été l’homme du match…

B.V.

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Gignac a marqué des points en Arménie, le 14 octobre 2014 avec les Bleus.
Gignac a marqué des points en Arménie, le 14 octobre 2014 avec les Bleus. — Vahan Stepanyan/AP/SIPA

Sa dernière titularisation en bleu remontait à 2010 et une funeste défaite face à l’Afrique du Sud, conclusion d’une Coupe du monde que l’on aimerait bien effacer de nos mémoires. Ce ne sera sans doute jamais le cas, mais la performance d’André-Pierre Gignac, aligné en pointe de l’attaque de l’équipe de France en Arménie (3-0) mardi soir, confirme assurément que l’actuel meilleur buteur de la Ligue 1 est en super forme et constitue aujourd’hui une alternative crédible aux habituels cadres du poste, Karim Benzema et Olivier Giroud. «Je ne pense pas spécialement avoir marqué des points, a minimisé l’intéressé. Mais par rapport à ma dernière sélection en Géorgie (en septembre 2013), où ma timidité m'a joué des tours, je me suis dit que c'était peut-être ma dernière chance. J'ai pris mes responsabilités.» 

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Et même plus que ça. Auteur de deux offrandes pour Loïc Rémy (3e, 1-0) et Antoine Griezmann (82e), il s’est lui-même chargé d’inscrire le penalty du break, en début de deuxième période. Avec huit nouveaux joueurs par rapport à l’équipe qui a dominé le Portugal samedi soir, l’équipe de France a d’ailleurs grandement profité de la motivation de son avant-centre pour assurer un succès que l’on qualifiera généreusement de tranquille. «Le résultat est là, a jugé Deschamps. On a marqué 3 buts et on n'en a pas encaissé. Après, sur la première période, on est capables de mieux faire. Mais en faisant 8 changements, ça a nui à la cohésion de l'équipe.»

Devant l’Espagne au classement FIFA

Souvent brouillons, pas toujours concernés, ces «réservistes» ont surtout profité de leur domination physique et de quelques arrêts énormes de Steve Mandanda pour se sortir d’un match qui n’avait rien d’un piège. Et il n’y a désormais plus rien d’étonnant à dire qu’il a fallu attendre l’entrée de Paul Pogba à la mi-temps pour mettre un peu d’ordre dans le jeu des Bleus, et offrir quelques séquences collectives de très haut niveau. Ce n’était pas aussi bien que face au Portugal, samedi, mais ça suffisait largement pour gagner en Arménie. Et chiper la huitième place du classement Fifa à l’Espagne. Il n’y a pas de petites victoires.