Le Racing en dangers

BASKET Le club strasbourgeois vit une période délicate. Reléguées de la Ligue féminine en Nationale 1 la saison dernière, les partenaires de Céline Schmitt-Sender luttent pour ne pas descendre en N2. Après 23 journées, elles n'ont qu'un point de retard sur ...

©2006 20 minutes

— 

Le club strasbourgeois vit une période délicate. Reléguées de la Ligue féminine en Nationale 1 la saison dernière, les partenaires de Céline Schmitt-Sender luttent pour ne pas descendre en N2. Après 23 journées, elles n'ont qu'un point de retard sur le premier non relégable, Marseille-Bengalis. « Beaucoup nous condamnent d'avance, vu la jeunesse et la justesse de notre effectif. Mais, nous, on y croit », clame l'intérieure et capitaine bas-rhinoise.Autre danger qui guette le club strasbourgeois, la fermeture annoncée de son centre de formation à la fin de la saison, faute de moyens financiers suffisants. « Son coût de fonctionnement est de 150 000 €, explique le président Marc Bouté. Il y a cinq ans, quand nous étions déjà descendus d'élite en N1, la ville nous apportait une subvention de 185 000 €. Or cette aide est tombée à 93 500 € cette saison. » Du coup, le centre va devoir fermer. « Ce serait un immense gâchis pour le basket féminin en Alsace, déplore Céline Schmitt-Sender, car le centre alimente le Racing et beaucoup d'autres clubs. »Les trois entraîneurs permanents du RCS, eux, ne pourront plus être salariés. Malgré une proposition de Mondeville, le coach de l'équipe première, Abdel Loucif, entend toutefois « rester par amour pour le club ». Quitte à devenir bénévole et à retrouver un job à côté. A moins que d'ici à la fin de saison, la ville ne se décide enfin à faire un geste.

Jérôme Sillon