Ian Poulter, le 24 septembre 2014 en Ecosse.
Ian Poulter, le 24 septembre 2014 en Ecosse. — Greig Cowie/BPI/REX/REX/SIPA

ECOSSE

Ryder Cup: Connaissez-vous assez le golf pour être au point ce week-end?

Soyez incollables avant la 40e édition de la mythique Ryder Cup grâce à «20 Minutes»…

Le backspin de Phil Mickelson n’a aucun secret pour vous? Le miracle de Medina est votre plus grand souvenir de sport? Passez votre chemin, vous avez toutes les clés pour suivre cette 40e édition de la Ryder Cup en Ecosse. Les autres, restez. 20 Minutes décrypte sept phrases que vous allez sûrement entendre ce week-end.

«McIlroy est le leader incontestable de l’équipe européenne»

Il n’a que 25 ans et il fait déjà partie des meilleurs golfeurs de l’histoire, avec quatre grands Chelems en poche. Le n°1 mondial est intouchable en 2014, où il a gagné le Bristish Open et l’USPGA. Cela ne veut pas dire que McIlroy sera le meilleur joueur européen du week-end. En neuf matchs Ryder Cup, il n’a pour l’instant rapporté que quatre points. Loin des huit petites défaites en 28 matchs de Sergio Garcia, l’âme de cette équipe européenne depuis 1999.

«Victor Dubuisson est un joueur plus facile à associer en fourball qu’en foursome»

Le format de la Ryder Cup est unique. Le vendredi et le samedi sont consacrés aux doubles, qu’on appelle les fourball et les foursome (16 points sur 28). La différence? Dans le premier cas, chaque joueur joue sa propre balle et le meilleur remporte le trou pour son équipe. En foursome, chacun joue la balle de l’autre. D’où l’importance du capitaine, qui doit choisir les paires les plus complémentaires possibles, surtout quand l’un des deux est novice, comme le Français Dubuisson.

«Les Américains vont devoir faire le miracle de Medinah à l’envers»

L’édition 2012 restera dans les mémoires comme le miracle de Medinah, du nom du parcours qui a accueilli l’épreuve près de Chicago. Menés 10-6 à l’issue des doubles, les Européens effectuent une remontée impensable le dimanche avec notamment deux renversements de situation incroyables de Justin Rose et Sergio Garcia lors des deux derniers trous de leurs parties respectives. Cette année, l’Europe est très largement favorite, et une victoire américaine constituerait une surprise toute aussi énorme.  

«Tiger Woods ne va pas manquer aux Etats-Unis»

Le meilleur golfeur des 20 dernières années a préféré soigner son dos plutôt que de risquer une rechute en Ecosse. Mais il ne manquera pas beaucoup à l’équipe américaine. L’homme aux 14 Grands Chelems est en effet le deuxième pire joueur de l’histoire de la Ryder Cup pour les Etats-Unis, avec 17 défaites au compteur en 33 matchs. Pire, sa présence a semblé à chaque fois crisper son partenaire de double, toujours choisi par défaut. La seule victoire des Etats-Unis au XXIe siècle (2008) a d’ailleurs été obtenue sans lui.

«Le golf est le sport le plus fair-play du monde»

Voilà un poncif qu’il vous faut oublier tout de suite. Entre l’ambiance, l’enjeu, et l’instinct de compétition des uns et des autres, la Ryder Cup n’a pas toujours accouché de moments très fair-play. En 1999, l’équipe américaine et ses supporters envahissent le green pour fêter un birdie de Justin Leonard, alors que Jose Maria Olazabal a encore un coup à tenter pour partager le trou. En 1989, un autre Espagnol, Seve Ballesteros, accuse carrément ses adversaires de tricher en échangeant ses balles sur le parcours. Une accusation jamais vraiment démentie

«Les putts sont plus difficiles à mettre en Ryder Cup qu’en Grand Chelem»

Demandez donc à Bernard Langer, auteur d’une carrière immense (deux victoires en Grand Chelem), et dont l’image reste pour beaucoup associée à ce putt raté à environ 1m50 du 18e et dernier trou qui a précipité la défaite de l’Europe d’un petit point.

«Si je devais choisir une personne pour le dernier match, ce serait Ian Poulter»

L’Anglais, 38e mondial cette année, n’est pas le joueur le plus connu du plateau, loin de là. C’est pourtant celui qui a le meilleur ratio de victoires, avec 12 points ramenés sur 15 départs. En 2012, c’est lui qui sonne la révolte européenne en signant quatre birdies de rang avant de rentrer à l’écurie samedi soir. Une partie mémorable.