La Ligue des champions en trois questions

S.A

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Petit bilan des huitièmes de finale, à la veille du tirage au sort [à suivre vendredi à midi en direct sur 20minutes.fr]

Quelles sont les nations les plus représentées?

L’Angleterre compte trois clubs dans le top 8, l’Italie deux. Pour le reste, Allemands, Espagnols et Hollandais n’ont plus qu’un représentant. Cela confirme qu’il vaut mieux ne pas jouer la carte locale et nationale : s’offrir aux financiers étrangers et n’avoir que peu de joueurs du pays dans le onze titulaire est un gage de succès sur les pelouses européennes. Bonne pioche pour les Américains Glazer (propriétaire de Manchester) et le tout récent duo Gillett/Hicks (Liverpool), ainsi que pour Abramovitch le Russe (Chelsea).

Si le Bayern Munich assume son statut de porte-étendard du foot allemand, ainsi que le PSV Eindhoven aux Pays-Bas, l’Espagne est le grand battu du cartel des 3 grands championnats européens. Seul Valence, pas le plus prestigieux des clubs ibères, parvient en quart. Enfin la France finit mi-chèvre mi-choux, qualifiant pour la première fois deux clubs dans le top 16, mais disparaissant pour la première fois depuis quatre ans des quarts.

Quel est le Top 3 des belles révélations ?
Formidable PSV, remarquable Roma, incroyable Liverpool. Les Hollandais du PSV Eindhoven continuent d’étonner en Ligue des Champions. Après une demi-finale en 2004, un huitième en 2005, voici une équipe sans grandes stars (Cocu, Alex, Farfan…) qui en imposent aux plus grands, grâce à un jeu carré en défense et réaliste en attaque.

La Roma émerge également dans le grand concert continental. Adepte d’un jeu en contre ultra-efficace, les Romains peuvent compter sur une charnière défensive de grande classe (le Français Mexès et le Roumain Chivu) et sur un triangle offensif magnifique (Mancini, Perotta, Totti).

Enfin, Liverpool démontre une nouvelle fois son aisance dans les matchs à qualifications directes (remember leur phénoménal quintuplé Coupe de l’UEFA-Cup-Coupe de la Ligue-Charity Shield-Supercoupe d’Europe en 2001). En sortant le tenant du titre barcelonais, les Scousers peuvent espérer apporter une nouvelle pierre à leur panthéon légendaire.

Quel est le Flop 3 des grandes déceptions ?
Irritant Lyon, décourageant Inter, déroutant Arsenal.
L’OL d’Aulas est dans la nasse. Le plan de marche du président lyonnais (franchir une étape chaque année) est à rebours : après avoir stagné, il régresse. Dominateur en France et en Europe avant la trêve hivernale, le club rhodanien s’est fait sortir sans brio par la Roma et perçoit la fin d’un cycle, avec départs de cadres à la clé, lassés de ne rien gagner d’autre que le championnat chaque année et la Coupe de la Ligue de temps en temps. Mauvaise année pour faire le choix de l’entrée en bourse ?

L’Inter Milan a fait honneur à sa nouvelle réputation d’OL à l’italienne. Impériaux dans un calcio sans relief, la suffisance de ses stars aura été fatale à des Transalpins incapables de prendre le dessus sur une équipe valencianne qui n’est quand même pas la plus grosse des terreurs.

Enfin l'Arsenal de Thierry Henry est-il le digne héritier du Manchester d'Eric Cantona? Brillant, mais incapable de gagner le titre suprême. Après avoir échoué en finale l'an dernier, les Gunners sont tombés dans le piège batave d'Eindhoven. Et l'on va encore reparler de Titi du côté de l'Espagne...
Mention spéciale aussi aux deux Grands d'Espagne, le Real et le Barça, qui réaffirment la régularité ibérique: même tempo en championnat qu'en Coupe d'Europe, pour le meilleur comme pour le pire...