Ligue des champions: Kurzawa, Kondogbia, Ocampos… Les jeunes qui vont sauver Monaco

FOOTBALL Les Monégasques débutent dans la compétition contre Leverkusen mardi…

Romain Baheux

— 

Layvin Kurzawa lors du match entre Nantes et Monaco le 24 août 2014.
Layvin Kurzawa lors du match entre Nantes et Monaco le 24 août 2014. — JEFFROY GUY/SIPA

Le nouveau projet monégasque se construit autour d'eux. Après les départs de James Rodriguez et Radamel Falcao cet été, Monaco mise gros sur plusieurs grands espoirs, encadrés par Berbatov, Toulalan ou Carvalho. Présentation avec l’ancien Monégasque et consultant beIN Sports Omar da Fonseca avant l’entrée en lice du club princier, mal en point en championnat, en Ligue des champions contre le Bayer Leverkusen mardi.

En défense: Layvin Kurzawa (22 ans)

Didier Deschamps garde un œil sur lui et sans doute un peu plus. Auteur d’une excellente saison l’an dernier, Layvin Kurzawa s’est imposé comme l’un des piliers de l’équipe de France espoirs. A Monaco, le rendement offensif du latéral gauche, illustré par ses cinq buts et ses trois passes décisives lors du dernier exercice, impressionne mais sa couverture défensive cause parfois quelques frissons au public de Louis-II.

L’avis d’Omar Da Fonseca: «Je ne comprends pas pourquoi il n’est pas encore en équipe de France. Techniquement, il est facile et ne panique pas quand il arrive près du but. Ses soucis défensifs, ils ne sont pas si gênants. Pour moi, c’est une histoire de détails à régler comme le placement face à son adversaire sur les duels. En Ligue des champions, il pourra se mettre en évidence avec son gros volume de jeu.»

Au milieu: Geoffrey Kondogbia (21 ans)

Une première convocation en Bleu contre la Belgique et un transfert de 20 millions d’euros à Monaco après une saison énorme avec le FC Séville, l'été 2013 ressemble à un doux rêve pour Geoffrey Kondogbia. Un an plus tard, le milieu sort d’une première année monégasque en demi-teinte et n’a pas été aligné par Didier Deschamps depuis son baptême bruxellois. Pas toujours titulaire sous les ordres de Claudio Ranieri, il enchaîne les matchs depuis l’arrivée de Leonardo Jardim avec l’Euro 2016 en ligne de mire.

L’avis d’Omar Da Fonseca: «Je n’ai pas encore retrouvé le joueur que je voyais à Séville. Pour moi, il a un profil à la Imbula, un milieu qui se projette vers la surface adverse. Il joue un peu trop en confort, parfois avec le frein à main. Il cherche trop à réaliser la passe sûre plutôt que de prendre un peu de risques. Il doit se libérer pour aider ses attaquants.»

En attaque: Yannick Ferreira-Carrasco (21 ans), Lucas Ocampos (20 ans) et Anthony Martial (18 ans)

En attaque, le seul incontournable se nomme Dimitar Berbatov. Derrière, Valère Germain et les jeunots Lucas Ocampos, Yannick Ferreira-Carrasco et Anthony Martial vont se disputer les minutes sur le terrain. Petit avantage à l’Argentin, titularisé à quatre reprises depuis le début du championnat dans le 4-3-3 monégasque. Annoncé comme la future vedette des Bleus, Martial cherche toujours à s’imposer là où Ferreira-Carrasco tente de retrouver sa forme tonitruante de l’automne dernier.

L’avis d’Omar Da Fonseca: «Ferreira-Carrasco, je pensais qu’il allait tout casser en Ligue 1. J’aime son style, celui d’un joueur qui provoque et qui crée des différences. Il faut qu’il se retrouve. Anthony Martial, c’est un joueur fait pour l’axe et pour évoluer dos au but. Jouer sur un côté, ça ne lui est pas forcément adapté. Enfin, j’ai du mal à classer Ocampos. Je ne suis pas sûr qu’il soit fait pour évoluer dans un couloir. Avec sa grande taille, la ligne de touche est un adversaire supplémentaire. C’est un manieur de ballon mais il manque de constance.»