Et si le problème venait du milieu ?

FOOTBALL A force de trop se focaliser sur les piètres prestations des attaquants olympiens (un seul but en 6 matchs de L1), on en oublierait presque qu'un match de football se gagne ou se perd surtout au milieu de terrain.Depuis le départ de Sabri Lamouchi en...

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A force de trop se focaliser sur les piètres prestations des attaquants olympiens (un seul but en 6 matchs de L1), on en oublierait presque qu'un match de football se gagne ou se perd surtout au milieu de terrain.Depuis le départ de Sabri Lamouchi en septembre, l'OM (8e) a concédé onze défaites en 21 journées de Ligue 1 et enchaîne les contre-performances à un rythme de relégable. A quatre jours du choc de la 28e journée de L1 qui opposera dimanche Lyon à Marseille, une question s'impose : le véritable point faible de l'OM ne serait-il pas son entre-jeu ? « Face à nous, les Marseillais n'ont pas beaucoup utilisé leurs milieux de terrain, observait dimanche le milieu nordiste Eric Carrière après OM-Lens (0-1). Dès qu'on les pressait un peu, ils paraissaient très lents ». Déséquilibrée et manquant cruellement de technique, la paire Cana-M'Bami ne convainc plus. Si Lorik Cana est irréprochable depuis le début de la saison dans son travail de récupérateur, le cas de Modeste M'Bami fait débat. Arrivé le 31 août à Marseille avec une réputation de joueur moyen, l'ex-Parisien a malheureusement confirmé son statut. A l'origine du but lensois dimanche, le Camerounais ne devrait pas être dans le onze de départ à Gerland dimanche. Wilson Oruma toujours convalescent après son opération du genou, Salomon Olembé semble tenir la corde pour épauler Cana. A moins que le coach Albert Emon ne choisisse de placer l'Albanais seul devant la défense. Une position qu'affectionne particulièrement le guerrier de l'OM.

Fred Azilazian