Pas de révolution française en vue

©2006 20 minutes

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Pour affronter l'Angleterre dimanche à Twickenham, Bernard Laporte n'a procédé qu'à trois changements par rapport à l'équipe qui s'était imposée contre les Gallois (32-21). Même si le XV de la Rose n'affiche pas cette année une santé insolente, l'encadrement des Bleus se méfie de ce déplacement toujours risqué chez notre meilleur ennemi. « Ce sera un très gros match, le plus dur du Tournoi des VI Nations. L'équipe anglaise entrera sur le terrain avec beaucoup de détermination et de punch », pressent le sélectionneur tricolore.Pas question donc de faire des expériences du côté de Twickenham. Outre les retours attendus de Sébastien Chabal et Pieter De Villiers, celui de Dimitri Yachvili à la place de Pierre Mignoni constitue la seule grande nouveauté. « Je suis heureux de revenir, content de pouvoir être titulaire. La concurrence me donne encore plus envie de me dépasser », confie le demi de mêlée biarrot, souvent vu à son avantage ces dernières saisons dans le « Crunch ».De l'autre côté de la Manche, l'homologue anglais de Bernard Laporte a mis la pression sur ses joueurs avant ce match. « J'ai dit aux joueurs qu'ils étaient désormais en deuxième division du rugby mondial et qu'ils allaient affronter une équipe de première division », déclare Brian Ashton. « Il faut se méfier des Lions d'Angleterre, surtout quand ils sont blessés », répond Jo Maso, le manager des Bleus. Jérôme Capton