Mondial de basket: Pour Vincent Collet, «l'équipe de France a franchi un cap» en Espagne

BASKET Le coach de l'équipe de France estime que la médaille de bronze est une juste récompense pour ses joueurs...

J.L. avec AFP

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Le sélectionneur de l'équipe de France, Vincent Collet, lors du quart de finale gagné contre l'Espagne (65-52) au Mondial de basket, le 10 septembre 2014.
Le sélectionneur de l'équipe de France, Vincent Collet, lors du quart de finale gagné contre l'Espagne (65-52) au Mondial de basket, le 10 septembre 2014. — JAVIER SORIANO / AFP

Vincent, que signifie cette médaille pour vous?

C'est une grande joie, parce que cette médaille n'était pas du tout assurée au départ. On a vu à quel point il a fallu se battre pour l'obtenir. Savoir qu'il n'y avait que 18 heures pour se remobiliser, évacuer la déception de la demi-finale, ce n'était pas du tout évident qu'on y parvienne. Donc c'est une vraie fierté. On s'est accroché, on avait de la détermination et c'est une juste récompense. Pour le basket français c'est une grande victoire. Car ça veut dire qu'on commence à avoir une identité.

La France est-elle à sa place sur le podium de ces mondiaux?

On progresse, mais il ne faut pas s'arrêter là car on n'est pas les seuls. La Serbie me semble revenir très fort aux affaires. C'était notre objectif d'être sur le podium. On aurait bien sûr préféré être deuxièmes. Premiers, je ne sais pas si c'est vraiment possible. Mais malgré tout, pour moi il n'y a pas beaucoup d'écart entre une troisième et une deuxième place.

Vous mesurez le chemin parcouru depuis le mois de juillet?

Ce qui ne s'est jamais démenti dans ce groupe, c'est l'envie de bien faire. Ce qui est important, c'est la manière dont on intègre les nouveaux. Il faut leur faire mesurer qu'on ne met pas les pieds n'importe où. C'est la maison de l'équipe de France. Elle joue d'une certaine façon. On a construit ça sur plusieurs années et personne n'est au-dessus de ça. C'est ce qui nous a permis cette année d'avoir des résultats malgré l'absence de joueurs majeurs.

Pensez-vous pouvoir comptez sur tout le monde l'an prochain?

Tony (Parker) est notre patron, notre meneur en chef. Simplement on a montré qu'on pouvait exporter notre basket au-delà de Tony. Tony est impliqué même en n'étant pas là. Il aime cette équipe de France et je suis sûr qu'il est le plus heureux des hommes d'avoir vu qu'on a gagné cette médaille. Quand à Joakim, j'espère vraiment qu'il va revenir. Il nous a beaucoup aidé en 2011 et je suis sûr qu'il est beaucoup plus fort qu'à l'époque. Quelle équipe se priverait d'un des meilleurs pivots du monde?

Boris Diaw et Nicolas Batum ont répondu aux attentes dans les matches couperets...

Pour eux c'est une grande victoire. Je sais qu'il ont été un peu chahutés (dans la presse) et ils ont répondu de la meilleure des façons. La façon dont Boris a ouvert le match contre l'Espagne, la façon dont hier (vendredi en demi-finales) Nico a sonné la révolte, et Boris qui aujourd'hui à la fin met les paniers décisifs. Ils se sont comportés en grands leaders. Pour eux aussi c'est une victoire. Cette équipe a franchi un cap. Et j'espère qu'avec le retour des autres joueurs, elle sera encore meilleure l'an prochain.