L'OL tombe de haut à Gerland

©2006 20 minutes

— 

Lyon, archi-dominateur en France et toujours plus enclin à reporter ses rêves de grandeur sur la Ligue des champions de football, a subi une énorme désillusion en concédant une défaite (0-2) synonyme d'élimination face à l'AS Rome, mardi à Gerland en 8e de finale retour.
Lyon, archi-dominateur en France et toujours plus enclin à reporter ses rêves de grandeur sur la Ligue des champions de football, a subi une énorme désillusion en concédant une défaite (0-2) synonyme d'élimination face à l'AS Rome, mardi à Gerland en 8e de finale retour. — Fred Dufour AFP

Le rêve européen de l'Olympique Lyonnais s'est brutalement écroulé, hier soir à Gerland. En position de force avant la réception de la Roma grâce au 0-0 du match aller, les Lyonnais se sont inclinés 0-2 face à une formation italienne d'une redoutable efficacité.Rapidement, les champions de France allaient pouvoir se rendre compte de la difficulté de la tâche. Un but de De Rossi sur corner était annulé pour une poussette peu évidente de Totti (6e). Dangereux sur coups de pied arrêtés mais pas dans le jeu, l'OL se faisait surprendre par une ouverture de Chivu pour Tonetto, qui adressait un centre parfait pour Totti. Dans les six mètres, le capitaine italien crucifiait Coupet de la tête (0-1, 22e). La furia rhodanienne quelque peu désordonnée qui s'en suivait permettait à la Roma d'attendre sagement une ouverture en contre. Juste avant la pause, Mancini éliminait Reveillère d'une succession de passements de jambes avant d'ajuster Coupet du gauche (0-2, 44e).En dépit des entrées de Kallström et de Wiltord, la domination stérile des coéquipiers de Florent Malouda se poursuivait au retour des vestiaires. Fred en perdait son sang-froid en assenant un coup de coude à Chivu, sans être vu par l'arbitre. Une triste fin de match qui résumait pourtant parfaitement l'impuissance lyonnaise face à la maîtrise italienne. « La Roma a été particulièrement réaliste, surtout en première mi-temps. A 0-2, c'était déjà devenu quasiment mission impossible. Trop de joueurs ont été en dessous de leur niveau de jeu », résumait amèrement Gérard Houllier. Gaël Anger