Ligue 1: Les Girondins calent mais restent leaders après quatre journées

FOOTBALL Malgré son match nul à domicile contre Bastia (0-1), Bordeaux devrait conserver la tête du championnat après un mois d’août réussi…

A Bordeaux, Marc Nouaux

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Les joueurs girondins fêtent l'égalisation de Diego Rolan contre Bastia, le 31 août 2014.
Les joueurs girondins fêtent l'égalisation de Diego Rolan contre Bastia, le 31 août 2014. — MEHDI FEDOUACH / AFP

Trois victoires et un nul en quatre matchs. Une première place. Le bilan des Girondins de Bordeaux à la fin du mois d’août est plus que positif après une saison dernière tristounette, où les hommes de Francis Gillot avaient terminé à la septième place de la Ligue 1. Un sentiment que partage le nouvel entraîneur, Willy Sagnol, malgré le match nul (1-1) concédé à Chaban-Delmas contre Bastia. «Aujourd’hui, Bordeaux est leader et le bilan ne peut être que positif.»

«Personne ne nous attendait à cette place»

«On est très content car on est premiers du championnat, insiste le milieu, Nicolas Maurice-Belay. Personne ne nous attendait à cette place, on est très satisfait.» En produisant du jeu et en ayant s’appuyant sur un discours ambitieux, Bordeaux est en train de reconquérir le cœur de ses supporteurs tout en s’attirant bonne presse de la part du monde du football.

 «A bout de quatre journées, on ne peut pas faire un bilan de classement, estime Sagnol. Le bilan de contenu est extrêmement positif même si le classement est forcément positif. Comme on a déjà dit, c’est le résultat d’un investissement de la part des joueurs, d’un état d’esprit. Aujourd’hui [ce dimanche], ils ont été au bout de ce qu’ils veulent faire. Même si on pourrait toujours être tatillon et parler de déception de ne pas avoir pris les trois points à domicile, je pense que les joueurs aujourd’hui peuvent être fiers de ce qu’ils ont fait depuis neuf semaines.»

Excepté Planus, une moyenne d’âge de 19 ans et demi sur le banc

Leader invaincu, le club bordelais, qui ne s’attendait pas à être pareille fête, savoure d’autant plus ce sentiment de force et de réussite qu’il doit faire face à une pénurie de joueurs. Face à Bastia, neuf éléments manquaient à l’appel (huit blessés et un suspendu).

Par conséquent, certains ont évolué à des postes inhabituels (Faubert milieu axial par exemple) et des plus jeunes ont fait leur apparition. Sur le banc de touche, excepté Planus, la moyenne d’âge des remplaçants était de 19 ans et demi. Lorsque les blessés retrouveront progressivement leurs moyens physiques, l’émulation crée par les plus jeunes pourrait installer Bordeaux dans un cercle vertueux. A condition de tenir les belles promesses entretenues au cours de ce premier mois de compétition.