Le cyclisme déjante encore un peu plus

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A dix jours du départ de Paris-Nice, plusieurs voix s'élèvent afin que les organisateurs et l'union cycliste internationale trouvent un terrain d'entente. Face au refus des organisateurs de la « Course au Soleil » (Amaury Sport Organisation) d'accepter l'équipe Unibet, pourtant membre du Pro-Tour, l'UCI a menacé de lourdes sanctions les formations qui s'aligneraient dans la classique. Six fédérations ont donc appelé les deux parties à rouvrir les discussions, tout en critiquant vivement l'attitude de l'instance internationale. « L'UCI se fixe comme objectif le développement et l'encouragement des rapports d'amitié dans le monde cycliste, écrivent les responsables des fédérations française, belge, italienne, espagnole, autrichienne et luxembourgeoise. A partir de là, comment peut-on vouloir s'opposer à la participation d'équipes, de coureurs et de commissaires à une épreuve phare ? »La formation Unibet, au coeur de la polémique, espère également sortir de cette impasse. « Nous demandons aux deux parties d'enterrer la hache de guerre [...] Pourquoi ne pas réduire l'effectif de chaque équipe afin de nous prendre ? », demande l'équipe belge. Interrogé hier par le quotidien néerlandais Telegraaf, Patrice Clerc, patron d'ASO, a lui été clair : « Toutes les équipes que nous avons invitées et qui ne seront pas au départ de Paris-Nice risquent de ne pas être conviées pour le Tour de France ». Jérôme Capton