Ligue 1: «On va demander à la Ligue d’arrêter le championnat maintenant», plaisante Willy Sagnol

FOOTBALL En battant largement Monaco (4-1), Bordeaux est devenu co-leader du championnat avec Saint-Etienne après deux matchs…

A Bordeaux, propos recueillis par Marc Nouaux
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Willy Sagnol avec l'équipe de France des moins de 21 ans, lors d'un match contre le  Kazakhstan, à Caen, le 5 septembre 2013.
Willy Sagnol avec l'équipe de France des moins de 21 ans, lors d'un match contre le Kazakhstan, à Caen, le 5 septembre 2013. — PHOTO / CHARLY TRIBALLEAU

Willy Sagnol a réussi son entrée à Chaban-Delmas. Pour sa première rencontre à domicile sur le banc bordelais, l’ancien joueur du Bayern a vu ses hommes renverser une situation mal engagée puisque Monaco a ouvert le score avant la mi-temps avant de sombrer au retour des vestiaires (4-1). Tout sourire, il a affiché toute sa satisfaction après la deuxième période tonitruante de ses hommes.

Ce sont de bons débuts à domicile…

D’abord des débuts difficiles en première mi-temps. On était parti sur une animation différente de ce que l’on faisait habituellement (4-4-2 au lieu du 4-3-3) car ce que l’on veut faire on ne peut pas le faire pendant 90 minutes. On a joué avec deux pointes pour tenir le ballon plus haut mais malheureusement on a eu du mal à le faire mais on a eu le mérite d’user avec un travail de sape de Cheikh [Diabaté] et Emiliano [Sala].

Que s’est-il passé à la mi-temps? 

Quinze minutes avec les joueurs dans le vestiaire, on a parlé... [Sourires] Souvent, il ne faut pas grand-chose entre des joueurs timorés à un certain moment et d’autres où ils se lâchent. Des mots ont été dits à la mi-temps et les joueurs ont retrouvé confiance en eux et se sont dits que même si c’était Monaco en face, ils n’avaient pas à rougir et abdiquer. Ils sont revenus avec une confiance plus grande.

Vous parlez souvent de plaisir depuis votre arrivée, en avez-vous pris ce soir?

Ce n’est que le début mais j’ai aimé cette deuxième mi-temps et j’ai aimé la première à Montpellier. Petit à petit, on va récupérer des blessés et on va être capable de répéter ce genre d’efforts sur plus longtemps. En première mi-temps, Monaco a peut-être pris du plaisir mais nous, pas. Pour atteindre cette notion de plaisir, il faut se faire mal.

Etre leader après deux matchs, c’est un beau départ…

Après deux journées, on a vu la pelouse à Marseille qui a des problèmes, à Toulouse aussi, il y a le cas Brandao, on va peut-être demander à la Ligue d’arrêter le championnat à la deuxième journée. [Sourires] Mais être leader, c’est anecdotique…