XV de France: Serge Blanco va «épauler» Philippe Saint-André

RUGBY Après la désastreuse tournée en Australie au mois de juin...

N.C. avec AFP
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Serge Blanco, lors d'une conférence de presse à Biarritz, le 20 mai 2014.
Serge Blanco, lors d'une conférence de presse à Biarritz, le 20 mai 2014. — GAIZKA IROZ / AFP

Serge Blanco, vice-président de la Fédération française de rugby, va «épauler» le manager du XV de France Philippe Saint-André. Une décision qui intervient un mois après la désastreuse tournée en Australie, qui s’est soldée par trois défaites, dont deux très lourdes (50-23 et 39-13).

«Après avoir échangé avec les entraîneurs […] Pierre (Camou, président de la FFR) et moi avons décidé que je m’impliquerai nettement plus auprès de la sélection. On va avoir pour mission, avec d’autres personnes, d’accompagner le XV de France dans toutes les réflexions», a déclaré Serge Blanco ce lundi dans un entretien au Midi-Olympique effectué avec Pierre Camou.

«Il faut tout restructurer»

«Je suis là pour épauler, avec des personnes que nous choisirons, le XV de France et ses entraîneurs [Saint-André, Yannick Bru et Patrice Lagisquet]. Cela ne sert à rien d’entrer dans une polémique avec le sélectionneur qui se fait attaquer de partout et qui, ça le démange peut-être, a envie de répondre… Et bien, nous allons le protéger de ça. Il ne s’agit pas de fliquer les entraîneurs, ni de les mettre aux ordres», a ajouté l’ancien international (93 sélections, 38 essais), assurant que Saint-André était «très heureux d’être aidé et entouré».

«Les résultats sont complètement négatifs et ce serait une supercherie que de vouloir dire le contraire. (…) Il faut tout restructurer», a poursuivi Blanco, qui ne gérera plus au quotidien le Biarritz Olympique (ProD2), club dont il restera néanmoins président du conseil d’administration.

Pierre Camou a justifié ce rapprochement par la volonté d'«accompagner humainement le sélectionneur»: «Il ne s’agit pas de recréer un comité de sélection mais plutôt de rompre cette impression de solitude. Dans un souci trop anglo-saxon de construire, sur la responsabilité, sur la professionnalisation, je suis allé trop loin, parce que j’ai oublié qu’on était en France. J’ai peut-être commis cette erreur».

Les propos de Laporte «désobligeants et vulgaires»

Dans cet entretien, le président de la FFR a également réglé ses comptes avec le manager du RC Toulon, Bernard Laporte, qui avait annoncé fin avril dans L’Equipe sa volonté de se présenter à la présidence de la Fédération en 2016 afin de virer «les égoïstes en place».

«Plus on m’attaque, plus j’ai envie de me battre», a déclaré Camou, qui n’a pas exclu de briguer un troisième mandat «pour continuer la réforme de l’institution et de l’ensemble des choses que je n’ai pas réussi à achever». «Qu’on sache que je ne rends pas les armes comme ça», a-t-il ajouté, jugeant les propos de Laporte «désobligeants et vulgaires vis-à-vis des élus fédéraux et de la FFR».

«Diriger la Fédération (…) c’est d’abord une volonté de rassembler les uns et les autres et ne pas travailler dans l’exclusion et la petite phrase, même quand elle blesse», a poursuivi Camou, rappelant avec ironie que Laporte avait tenu les rênes du XV de France pendant huit ans (1999-2007) et qu’il devrait «avoir la décence de se taire».