NBA: «Une fois posé en vacances, tu te rends compte du truc», apprécie Boris Diaw

BASKET Le capitaine de l’équipe de France est rentré chez lui, en Gironde, pour s’occuper de son club et prendre des vacances, trois semaines après son titre de champion avec les Spurs…

A Bordeaux, propos recueillis par Marc Nouaux
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Boris Diaw lors du match 3 de la finale NBA entre les Spurs et le Heat, le 11 juin 2014.
Boris Diaw lors du match 3 de la finale NBA entre les Spurs et le Heat, le 11 juin 2014. — Wilfredo Lee/AP/SIPA

Boris Diaw est enfin en vacances. Onze mois après avoir commencé sa saison, le capitaine de l’équipe de France, récent champion NBA avec les Spurs de San Antonio et Tony Parker, était à Bordeaux ce mardi soir pour discuter avec les partenaires du club de basket bordelais (les JSA, qui évoluent en Nationale 1), dont il est le président. Il en a profité pour évoquer les moments les plus riches de sa carrière, qui se sont ponctués par une prolongation de trois ans avec San Antonio, et parler un peu de l’équipe de France, qui jouera la Coupe du monde en septembre prochain.

Vous partez en vacances l’esprit tranquille avec cette prolongation…

Oui, ça aide. Déjà, avec l’équipe de France car tu sais où tu vas avant de commencer. Et je suis content d’être de retour à San Antonio car c’était une belle aventure. Le fait d’avoir gagné le titre, il y avait un souhait de la part de l’équipe et des joueurs et de recommencer la même chose.

Vous étiez inquiet au sujet de votre avenir?

Il y a forcément une incertitude car on n’avait pas le droit de négocier et parler au club avant le 1er juillet donc je n’avais aucune idée de ce que San Antonio voulait me proposer. C’était ma priorité mais je n’y serais pas retourné à n’importe quelles conditions. Je n’étais pas sûr de ce qu’ils allaient me proposer, donc à partir du 1er juillet d’autres clubs m’ont appelé aussi et à partir du moment où ils m’ont proposé quelque chose qui m’intéresse, il n’y avait pas de quoi négocier ailleurs.

Vous achevez une très grande saison…

C’était une super saison mais ce n’était pas une saison linéaire où on était au dessus. Il y a eu des hauts et des bas avec des blessures. Et bizarrement, on a continué à gagner malgré les blessures, ce qui montre que l’on avait un groupe complet avec un très bon banc. C’est vraiment en play-offs que l’on a réussi à monter en puissance.

Vous avez vécu les plus grands moments de votre carrière…

A neuf mois d’intervalle, on est champion d’Europe. On n’a pas eu le temps de faire la fête, on est reparti direct, cinq jours après on était à l’US air force academy pour faire le camp de pré-saison et on a enchaîné pour gagner la bague quelques mois plus tard. Je réalise plus ou moins. La semaine d’après on a fait la fête parce qu’on était content, la saison était finie, on avait gagné mais sans réaliser l’ampleur du truc. Et une fois posé en vacances, tu te rends compte du truc.

C’est dur de se remotiver pour faire encore plus après ces victoires?

On se dit, «ça c’est fait»! Maintenant, passons à l’étape supérieure. Essayons de garder le niveau. Ca passe par l’équipe de France cet été. On a atteint un bon niveau avec l’équipe de France l’été dernier, il faut continuer à progresser. Il y a d’autres challenges.

Sans Tony Parker, l’équipe aura un autre visage…

Forcément, Tony n’est pas là donc ça change la distribution, les responsabilités à l’intérieur du jeu et la façon dont tout le monde va être utilisé. On va jouer d’une manière différente. Les JO, on n’y pense pas, c’est dans deux ans, il faut d’abord se qualifier l’année prochaine avec les championnats d’Europe. Il faut d’abord penser à la Coupe du monde et essayer de bien jouer et on sait que l’on peut accrocher une médaille.

Vous aurez plus de responsabilités…

Je vais continuer. En équipe de France, j’ai toujours eu ce rôle-là d’essayer d’être un facilitateur et d’apporter à l’équipe le plus possible.