VIDEO. Cinq choses à savoir sur Alfredo Di Stefano

FOOTBALL Pour mieux connaître cet attaquant de légende, qui a marqué l'histoire du football dans les années 50 et 60...

N.C. et R.B.

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Alfredo Di Stefano lors d'une conférence de presse au stade Santiago Bernabeu de Madrid, le 2 décembre 2010.
Alfredo Di Stefano lors d'une conférence de presse au stade Santiago Bernabeu de Madrid, le 2 décembre 2010. — PEDRO ARMESTRE / AFP

Décédé ce lundi à Madrid à l’âge de 88 ans, Alfredo Di Stefano est une légende du football. Si son passage au Real Madrid (1953-1964) a marqué l’histoire du sport, il a connu énormément d’étapes pendant sa longue carrière (1945-1966). 20 Minutes vous livre cinq anecdotes que vous ne connaissez pas forcément sur le célèbre attaquant.

Il aurait dû jouer à Barcelone
Au début des années 50, alors qu’il joue en Colombie, au Millonarios de Bogota, Alfredo Di Stefano est convoité par Barcelone. Le club catalan négocie son transfert avec les Colombiens mais aussi avec les Argentins de River Plate, à qui le joueur appartient également. River Plate accepte l’offre du Barça, et le joueur se rend en Catalogne où il effectue même quelques matchs amicaux. Mais le Millonarios refuse ce transfert, et accepte la somme proposée par le Real Madrid, qui entre-temps s’est incrusté dans les négociations. La bataille entre les deux grands d’Espagne est archarnée. C’est finalement le Real qui la remporte, début 1953. Le Barça n’a jamais cessé d’affirmer depuis que c’est Franco en personne qui l’a obligé à lâcher prise.


Il a changé de nationalité
Né à Buenos Aires, Di Stefano a d’abord porté le maillot de la sélection argentine. En 1947, il disputera sept matchs avec l’Albiceleste, marquant six buts. Et puis c’est tout. Il ne rejouera des rencontres internationales que dix ans plus tard, avec l’Espagne. Suite à son transfert au Real en 1953, il acquiert la nationalité espagnole en 1956. La première de ses 31 sélections (23 buts) avec la Roja a lieu en janvier 1957.

Il n’a jamais disputé de Coupe du monde
C’est le point noir de sa carrière. S’il a brillé avec le Real Madrid, Alfredo Di Stefano n’a jamais eu l’occasion de marquer une Coupe du monde de son empreinte. En 1950, la fédération argentine refuse de participer au Mondial organisé au Brésil. Quatre ans plus tard, l’Albiceleste manque de nouveau la Coupe du monde. Son changement de nationalité n’y fera rien. Devenu espagnol, sa sélection manque le Mondial 1958 mais se qualifie pour la Coupe du monde 1962 au Chili. Malheureusement, il se blesse lors d’un match de préparation et doit déclarer forfait.

Il a marqué dans cinq finales de Coupe d’Europe d’affilée
Il est le seul et unique joueur à avoir réalisé une telle performance. A la fin des années 50, le Real Madrid marche sur l’Europe. Le club espagnol remporte les cinq premières éditions de la Coupe d’Europe des clubs champions européens, ancêtre de la Ligue des champions. Et le doit en grande partie à son attaquant vedette. Di Stefano marque dans toutes les finales, contre Reims en 1956 (4-3), la FIorentina en 1957 (2-0), le Milan AC en 1958 (3-2), Reims à nouveau en 1959 (2-0) et Francfort en 1960 (7-3). Pour un total de sept buts personnels.

Il est dans l’équipe type du XXe siècle
Dans une composition de rêve, il serait forcément sur la pelouse. En 1998, un panel de journalistes internationaux le place dans le onze type du XXe siècle en compagnie de Franz Beckenbauer, Pelé, Diego Maradona ou encore Michel Platini. Une distinction logique pour l’un des joueurs les plus emblématiques de l’histoire de ce sport.