France-Allemagne. Didier Deschamps: «Je suis très fier des joueurs»

MONDIAL 2014 Le sélectionneur français a exprimé sa frustration après la défaite…

Corentin Chauvel

— 

Didier Deschamps lors de France-Allemagne, le 4 juillet 2014, à Rio.
Didier Deschamps lors de France-Allemagne, le 4 juillet 2014, à Rio. — M.SCHRADER/AP/SIPA

De notre correspondant à Rio de Janeiro

Les Français n’ont pas été très loin de réussir un meilleur résultat contre l’Allemagne, mais l’expérience et la solidité de la Mannschaft ont parlé ce vendredi après-midi à Rio. A l’issue du match, Didier Deschamps a loué la qualité de son adversaire, mais aussi laissé exprimer sa frustration et celle de ses joueurs.

Qu’est-ce qu’il a manqué à l’équipe de France ce vendredi?

Pas grand-chose, c’est le haut niveau. Je pense qu’on a fait un match qui est dans la lignée de ceux que l’on a faits depuis le début de ce Mondial avec un adversaire évidemment de plus haut niveau. L’Allemagne est une habituée de ces grands rendez-vous, qui a cette expérience supplémentaire qui aide dans des matchs très serrés. On a eu un début de match un peu timide et l’Allemagne a marqué ce but sur coup de pied arrêté. Après, on a fait beaucoup de bonnes choses, on s’est créé beaucoup d’occasions, de situations, mais on n’a pas eu la réussite et l’efficacité qui est importante à niveau-là. Neuer a aussi fait les parades qu’il devait faire. Sur la fin du match, on a pris un peu de risques, on s’est exposé, et ils auraient pu trouver ce deuxième but. Mais globalement, par rapport à ce que représente l’Allemagne et là d’où on vient, il y a un sentiment de frustration chez les joueurs parce que l’écart, il n’est pas si important que cela même si à l’arrivée, on va s’arrêter là et c’est eux qui vont continuer.

Qu’est-ce que vous avez dit aux joueurs à la fin du match?

Il y avait beaucoup de tristesse, de frustration, de déception. Je ne peux pas leur enlever ce sentiment-là parce que je l’ai aussi. Il ne faut pas oublier tout ce qu’on a fait de bien et de très bien jusqu’à maintenant. On avait l’envie et l’ambition de continuer, mais cela s’est joué à pas grand-chose. Avec le staff, on a beaucoup de fierté d’en être arrivé là avec eux.

Est-ce que l’Allemagne peut représenter un exemple pour la France dans la construction d’une jeune équipe en vue de l’Euro?

Je l’espère. Il y a un groupe qui est né avec la qualification contre l’Ukraine puis tout au long du parcours jusqu’à aujourd’hui. Nous n’avons pas l’expérience internationale de l’Allemagne qui a des joueurs qui ont l’habitude des Coupes du monde et des championnats d’Europe, mais je suis très fier de ce qu’ont fait les joueurs sur le terrain, mais aussi en dehors. Il y a du travail, de la matière et de bonnes prédispositions. Il va falloir désormais maintenir cet état d’esprit et cette qualité. Malgré l’élimination, je préfère retenir tout le positif de ce que j’ai pu voir depuis qu’on a mis les pieds au Brésil. On est quart de finaliste, cela signifie aussi quelque chose.