Belgique-Argentine: Les Diables Rouges attendent Lionel Messi

FOOTBALL En quarts de finale, la Belgique sera opposée à Lionel Messi (et un peu à l’Argentine)…

Antoine Maes

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L'Argentin Lionel Messi, le 1er juillet 2014, à Sao Paulo contre la Suisse.
L'Argentin Lionel Messi, le 1er juillet 2014, à Sao Paulo contre la Suisse. — GABRIEL BOUYS / AFP

De notre envoyé spécial à São Paulo

«Je ne suis pas là pour fêter, je suis là pour gagner des matchs». Marc Wilmots a beau être un garçon tout ce qu’il y a de plus sympathique, il n’est pas là (que) pour les caïpirinhas. Face à la Belgique samedi, la fantomatique Argentine, portée par un Lionel Messi très en forme. Si les Diables neutralisent la star du Barça, ils auront fait une grande partie du chemin. Facile à dire, plus difficile à faire.

Vu du banc, par Marc Wilmots (sélectionneur): «Nous, on a De Bruyne, Hazard…»

«Je pense qu’on a un collectif pour faire ça. Il y a des missions spécifiques que je peux donner. Vous verrez ce que je vais choisir. Résumer l’Argentine à un seul homme? Je pense que c’est faux. T’as Di Maria, t’as Agüerro, t’as vu le potentiel offensif? Toute équipe est faite d’un bon collectif. Toutes les individualités que tu peux avoir doivent être dans le collectif. Et là tu peux avoir une grosse équipe. Nous, on a De Bruyne, ou Hazard, ou, ou, ou… On en a! Je préfère une équipe collectivement très forte que de dépendre d’une individualité. Si elle est dans un bon jour c’est formidable, il va nous causer des problèmes. Et tout le problème de l’Argentine c’est de trouver l’équilibre. Ce n’est pas évident. Mais si tu demandes ce que je préfère, entre dépendre d’une individualité et un bon collectif, je préfère le collectif.»

Vu du milieu de terrain, par Axel Witsel: «On ne doit pas avoir peur»

«C’est pour ça qu’on joue au foot. Pour jouer des matchs comme ça. Ça n’arrive pas tous les jours. Messi peut faire la différence à n’importe quel moment, mais ça ne sert à rien de le prendre individuellement. Franchement, c’est collectivement qu’il va falloir bien serrer les lignes, être compact pour lui laisser le moins d’espace possible. On doit jouer le match à fond, même si ça reste l’Argentine avec de supers joueurs. Mais on a aussi une grande équipe avec des supers joueurs. On ne doit pas avoir peur. Contre Messi, ça ne sert à rien de mettre homme contre homme, c’est quelqu’un qui fait la différence facilement, en un contre un il est très, très fort, donc je ne pense pas que ce soit la solution.»

Vu de la défense, par Daniel Van Buyten: «Une motivation de jouer contre lui»

«C’est le meilleur joueur du monde, et c’est une motivation de jouer contre lui. Mais il n’y a pas que lui. Quand on voit leur dernier match contre la Suisse, Di Maria a fait la différence. Il y a Higuain, Lavezzi… On va essayer de les prendre collectivement, on ne va pas faire une tactique spéciale pour Messi. On va jouer notre match comme on a l’habitude de le faire. On est onze aussi! La Belgique va essayer de rester solidaire. Et s’il en dribble un, faudra en dribbler un 2e parce qu’il y en a un autre qui va venir aider son coéquipier. Il faudra avoir un grand cœur et on a déjà prouvé qu’on l’avait. Hazard et Messi dans leur jeu et leur morphologie sont comparables. Après Messi, on ne peut pas le nier, pour moi c’est le meilleur du monde. Il a gagné combien de fois le Ballon d’Or? Mais Eden fait partie des joueurs exceptionnels, et en travaillant comme ça, il est sur le chemin. Il n’est pas encore comme Messi, mais il est en devenir pour atteindre cet objectif-là.»