VIDEO. Coupe du monde 2014: Sabella assume la Messi-dépendance de l’Argentine

FOOTBALL Le sélectionneur argentin ne nie pas que son équipe ne peut pas se passer de Lionel Messi…

Antoine Maes

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L'Argentin Lionel Messi contre le Nigeria, le 25 juin 2014, à Porto Alegre.
L'Argentin Lionel Messi contre le Nigeria, le 25 juin 2014, à Porto Alegre. — ADRIAN DENNIS / AFP

De notre envoyé spécial à Sao Paulo

«Je crois que depuis le début de ce Mondial, on peut se donner une note de 7/10». Alejandro Sabella, le sélectionneur argentin, est peut-être un peu trop généreux avec son équipe. En tout cas en public. Sans passion et sans organisation claire, l’Albiceleste ne doit sa présence en 8e de finale qu’au génie de Lionel Messi, ou presque. Ce sera encore plus vrai contre les Suisses, puisque la deuxième lame de l’attaque argentine, Kun Agüero, est forfait.

«C’est un joueur fondamental. Maradona l’était, Messi l’est aussi»

Cette Messi-dépendance, Sabella ne prend même pas la peine de la nier. Bilan: trois matchs, quatre buts pour le génie de Catalogne, enfin rayonnant avec sa sélection. «Il a eu une Coupe du monde couronnée de succès. C’est ce qu’on attendait tous: lui, ses coéquipiers et le public argentin. C’est un joueur fondamental. Maradona l’était, Messi l’est aussi», promet Sabella. Si on n’ose pas imaginer le drame en cas de pépin pour le joueur du Barça, le mot d’ordre est assez clair chez les coéquipiers d’Ezequiel Lavezzi: mieux vaut une Messi-dépendance qu’une tartampion-dépendance.

«Dès qu’il y a un joueur comme Messi, il y a toujours une dépendance»

«Dès qu’il y a un joueur comme Messi, il y a toujours une dépendance. Nous devons essayer de la réduire parfois mais cette dépendance existe toujours», se résigne d’ailleurs Alejandro Sabella. D’ailleurs, il n’est pas le seul sélectionneur confronté au phénomène. C’est aussi vrai pour la Seleçao de Scolari avec Neymar. «Je crois que Messi et Neymar sont les meilleurs du monde. Enfin Messi est le meilleur et Neymar est un joueur fantastique», sourit Sabella. Interrogé en conférence de presse sur son plan pour stopper l’Argentin, Ottmar Hitzfeld a lui assuré qu’il «allait montrer comme on arrête Lionel Messi». Le genre de déclaration qu’il faudra assumer après le match.