Roland-Garros 2014: Après avoir égalé Pete Sampras, Rafael Nadal marche sur les traces de Roger Federer

TENNIS Et de quatorze tournois du Grand Chelem pour l'Espagnol...

Romain Baheux

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Rafael Nadal le 8 juin 2014 à Roland-Garros.
Rafael Nadal le 8 juin 2014 à Roland-Garros. — Ella Ling/BPI/REX/REX/SIPA

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,

Tant pis pour la photo mais la douleur vient d’arracher une nouvelle grimace sur le visage de Rafael Nadal. Malgré les crampes tenaces, l’Espagnol savoure comme il se doit son neuvième succès à Roland-Garros,cette fois remporté contre Novak Djokovic. Déjà légende parisienne, il vient de rejoindre Pete Sampras au panthéon du tennis mondial avec une quatorzième victoire en Grand Chelem. Colossal, et sans doute loin d’être fini. A 28 ans, Rafael Nadal ne pointe qu’à trois longueurs du record de Roger Federer et possède les moyens d’améliorer son total, à Roland ou ailleurs.

«Ce qui compte, c’est de gagner Roland-Garros»

A l’écouter, ce chiffre n’obsède pas l’intéressé. «Je ne sais pas combien de Grands Chelems j’aurai à la fin de ma carrière. Pour moi ce qui compte vraiment, c’est de remporter Roland-Garros, explique-t-il. Je ne me soucie pas de ces records, je veux profiter des choses que je fais ici et maintenant. Les années passent et ça ne durera pas toujours.»

Dans le clan Nadal, on rêve déjà tout haut d’un dixième sacre parisien, «la Decima» annoncée par Toni dans la ferveur de la victoire de son champion de neveu. Une perspective monstrueuse, sublimée par la concurrence actuelle. La domination interpelle Andre Agassi, autre membre du clan fermé des vainqueurs de chaque Grand Chelem. «On ne peut pas comparer les différentes générations mais là, c’est quantifiable parce que Nadal et Federer jouent en même temps, souligne l’Américain. Ce que Nadal a fait est remarquable, surtout à la période de Roger, et il a gagné sur d’autres surfaces. Je le mettrais en N°1.» Pour l’instant, les chiffres lui donnent tort. Peut-être pas pour longtemps.