Roland-Garros 2014: Andy Murray, «un bagarreur» sur la route de Gaël Monfils

TENNIS Le Français affronte l’Ecossais en quart de finale du tournoi parisien mercredi…

Romain Baheux

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Andy Murray à Roland-Garros le 2 juin 2014.
Andy Murray à Roland-Garros le 2 juin 2014. — Juergen Hasenkopf/REX/REX/SIPA

De notre envoyé spécial à Roland-Garros

«C’est toujours mieux que de jouer Djokovic ou Nadal.» Chaque fois, la banalité sort presque aussi vite que l’on prononce son nom. Difficile de la démentir mais elle donne une vision en trompe-l’œil d’Andy Murray, celle d’un favori abordable et susceptible d’être sorti sur un jour sans. Problème, ça arrive rarement. Depuis 2011, l’Ecossais a amené sa silhouette dégingandée au moins jusqu’en quart de finale de chacun de ses Grands Chelems disputés. Ça pose le bonhomme, dressé mercredi sur la route de Gaël Monfils vers une demie.

«C’est l’Ecossais typique»

Sa force réside en son agaçante manie à remettre inlassablement la balle dans le court et à transformer l’échange en une bataille rangée. «C’est un bagarreur. Andy, je le connais depuis qu’il a 12 ans. Il a toujours été comme ça, raconte Patrice Hagelauer, ex-directeur technique national. C’est l’Ecossais typique. Il est râleur, tout ce que vous voulez, mais c’est un guerrier.» Du genre à finir les phalanges défoncées à force de taper sur sa raquette, agacé de ses errements dans le cinquième set de son troisième tour contre Philipp Kohlschreiber.

Bonne nouvelle pour Gaël Monfils, la terre battue demeure la meilleure surface pour renverser l’Ecossais, demi-finaliste à une seule reprise Porte d’Auteuil. Mauvaise nouvelle, il n’y est pas ridicule et a n’a plié que devant Nadal ou Ferrer lors de ses dernières virées parisiennes. «On dit qu’Andy est moins bon sur cette surface, mais il met quand même trois sets à Verdasco en huitième, abonde «La Monf». Alors s’il y joue moins bien, c’est léger.» Il faut bien se raccrocher à quelque chose.