Roland-Garros: Alizé Cornet «commence à croire que la terre n’est plus sa meilleure surface»

TENNIS La Française a été éliminée en trois manches par Taylor Townsend, ancienne n°1 chez les juniors…

J.L.

— 

Alizé Cornet, le 28 mai 2014 à Roland-Garros.
Alizé Cornet, le 28 mai 2014 à Roland-Garros. — Darko Vojinovic

Une tornade. Un ouragan. Un Typhon. Appelez cela comme vous voudrez mais le tennis de Taylor Townsend vaut le détour. Coup droit de gauchère massif, puissance d’éléphant, belle main à la volée, cette jeune américaine de 18 ans a fait craquer Alizé Cornet après un combat acharné sur le Lenglen (6-4, 4-6, 6-4). «J’ai essayé de me battre, plaide la Française. Mais c’est une joueuse imprévisible. Elle utilise très bien son coup droit, je n’ai pas pu retourner son service, elle m’a proposé tout ce que je n’aime pas chez une adversaire, sa victoire est méritée. Elle n’a pas été numéro 1 chez les juniors pour rien.»

«Je ne vais pas pleurer sur mon sort»

Avec ses moyens du jour, la 20e joueuse mondiale a pourtant failli renverser le match en mode combattante. «Elle a eu peur de finir. J’ai essayé de la pousser autant que j’ai pu en profitant de mon expérience, mais j’ai fait deux fautes stupides. Je me suis exprimée comme j’ai pu, ce n’était pas loin de tourner en ma faveur.»

Tout près même, grâce au soutien sans faille du Lenglen, autant charmé par le jeu de Townsend que par la hargne de Cornet, menée 4-1 dans le dernier set. «C’est une des meilleures ambiances que j’ai vécue ici. J’entendais «fais-la courir, fais-la courir, mais faut y aller, on ne pense pas qu’elle court aussi bien que ça avec son physique. J’ai perdu, je ne vais pas pleurer sur mon sort. De toute façon, je commence à croire que la terre n’est plus ma meilleure surface.» Ca tombe bien, dans dix jours, c’est gazon pour tout le monde.