Le Brésil, grand favori du Mondial 2014, pour Goldman Sachs et UniCredit

FOOTBALL Les deux banques sont formelles...

avec AFP

— 

Neymar et l'équipe du Brésil, le 12 octobre 2013 à Séoul.
Neymar et l'équipe du Brésil, le 12 octobre 2013 à Séoul. — JUNG YEON-JE / AFP

Les banques américaine Goldman Sachs et italienne Unicredit, davantage connues pour leurs analyses financières que sportives, pronostiquent une victoire du Brésil à la Coupe du monde, grâce à des modèles statistiques sophistiqués.

Pour les deux banques, il ne fait nul doute que le Brésil est le grand favori, grâce à son avantage de pays organisateur. «Le modèle prévoit que le Brésil, l'Allemagne, l'Argentine et l'Espagne atteindront les demi-finales, et le Brésil battra l'Argentine en finale», a prévu Goldman Sachs dans son rapport publié mercredi.

Pour UniCredit aussi, l'Amérique du Sud sera en force dans le dernier carré, puisque «trois des quatre demi-finalistes seront latino-américains», a estimé UniCredit plaçant l'Uruguay à la place de l'Espagne, dans son étude également dévoilée mercredi.

La méthode de calcul employée par Goldman Sachs prend en compte six paramètres comme le classement mondial Elo (basé sur les résultats des matches de chaque équipe dans l'histoire), que la banque préfère à celui de la Fifa, le nombre de buts inscrits lors des dix dernières compétitions internationales, les buts concédés lors des cinq dernières compétitions internationales, les résultats en Coupes du monde et le lieu où se joue la compétition (pays et continent).

«La France devrait atteindre les quarts voire les demi-finales cette année»

Si UniCredit prend aussi en compte l'avantage du continent et du pays-hôte, elle s'appuie de son côté sur le classement Fifa, le nombre de demi-finales chez les équipes de jeunes (U17 et U20) et performances réalisées lors de la dernière Coupe du monde. La Belgique, le Portugal et les Pays-bas sont «surestimés» tandis que le Ghana risque de créer la surprise selon la banque italienne.

Mais l'imprévu n'est pas à exclure. Ainsi, «la France devrait atteindre les quarts voire les demi-finales cette année. La sélection nationale française et l'environnement budgétaire actuel on certainement au moins une chose en commun: leur imprévisibilité», a ironiquement estimé Antoine Demongeot, l'économiste français de Goldman Sachs.