Roland-Garros 2014: Dans l’assiette de Claire Feuerstein

TENNIS Engagée dans le deuxième tour, la Française détaille sa nutrition…

A Roland-Garros, propos recueillis par Romain Baheux

— 

La Française Claire Feuerstein le 25 mai 2014.
La Française Claire Feuerstein le 25 mai 2014. — DOMINIQUE FAGET

Si votre maman vous a dit qu’il fallait manger beaucoup de pâtes pour devenir un grand sportif, elle n’avait pas tout à fait raison. A Roland-Garros, le contenu d’une assiette est bien plus varié. Engagée au deuxième tour contre la Slovaque Daniela Hantuchova mercredi, la Française Claire Feuerstein décrit ses menus pendant le tournoi parisien.

Avant le match

«Dans le tennis, ça n’est pas évident de s’alimenter car on ne sait pas toujours à quelle heure on joue. Le petit-déjeuner, c’est le seul repas que l’on est sûr de caler dans sa journée donc j’en prends un copieux. Le matin du premier tour, j’ai mangé un kiwi, des flocons d’avoine, du fromage blanc, de la dinde, une ou deux tartines et une boisson chaude, du thé vert. Je ne prends qu’une seule tasse et j’évite le café. Je m’interdis les viennoiseries et le Nutella. Le beurre, oui à condition de ne pas en mettre une couche de cinq centimètres. Si je mange plus tard, je fais attention à faire léger, à ne pas prendre une grosse plâtrée de pâtes. Sinon, je me sens lourde ou j’ai envie de dormir sur le court.»

Pendant le match

«Dans mon sac, j’ai toujours ma boisson d’effort et souvent une banane. Ma boisson, je la dilue un peu plus que la moyenne car je n’aime pas la boire trop sucrée. La banane se digère bien et c’est pratique pour manger rapidement sur le court entre deux jeux. A la longue, on commence à en avoir ras le bol d’en manger (rires). J’ai déjà eu des fringales pendant une rencontre mais c’était quand j’étais ado. On se connaît moins bien physiquement à cette période de sa vie.»

Après le match

«Souvent, je n’ai pas très faim quand je sors du court. J’ai une boisson de récupération et je peux prendre un fromage blanc. Ça peut aussi être juste un yaourt. Le soir, ça peut être léger avec des sushis. A l’occasion, je peux prendre un peu d’alcool. Le tout est d’éviter de se boire quatre verres de rouge avant d’aller se coucher.»

Pendant les jours de repos

«Le petit-déjeuner reste un moment important. Pour les autres repas, je privilégie des légumes et une viande blanche. J’évite les sauces au maximum. Quand c’est servi avec des frites, je demande à avoir autre chose. Il y a des plats que je ne mange qu’une fois tous les six mois comme les pizzas et les desserts sucrés. A la limite, je craque sur un petit carré de chocolat noir. Ici ça va, mais c’est difficile de bien manger au restaurant dans certains pays. Aux Etats-Unis, la nourriture est grasse et vendue en grande quantité. Au Mexique, il faut aller dans de très bons restaurants sinon on peut attraper la tourista si les légumes sont lavées à l’eau.»