Hockey sur glace: La vedette, les vieux briscards, le sélectionneur… Les Bleus vus par Baptiste Amar

HOCKEY SUR GLACE La France affronte la Russie en quart de finale du championnat du monde jeudi…

Propos recueillis par Romain Baheux

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L'équipe de France de hockey sur glace affrontera la Russie jeudi 22 mai 2014 en quart de finale du championnat du monde.
L'équipe de France de hockey sur glace affrontera la Russie jeudi 22 mai 2014 en quart de finale du championnat du monde. — Jacques Boissinot/AP/SIPA

Dans le petit monde du hockey sur glace tricolore, c’est une délivrance. Pour la première fois depuis 1995, les Bleus disputeront un quart de finale de championnat du monde. Pilier de l’équipe de France, Baptiste Amar présente ses équipiers et son sélectionneur avant la rencontre contre la Russie, l’un des favoris du tournoi, jeudi (16h).

La vedette: Antoine Roussel. «C’est quelqu’un que l’on a appris à découvrir et qui continue son intégration dans le groupe. Il est parti assez jeune au Canada pour avoir une meilleure formation puis il nous a rejoints en équipe de France. C’est un énorme travailleur, qui n’était pas le plus doué à la base, un leader technique qui évolue dans la plus grande ligue du monde [en NHL avec les Stars de Dallas]. Il est exigeant avec lui et les autres mais son succès sportif aux Etats-Unis ne lui a pas donné la grosse tête.»

Les vieux briscards: Cristobal Huet, Yorick Treille, Laurent Meunier et lui. «On a connu de nombreuses choses avec cette équipe de France. Il y a eu des déceptions comme les qualifications ratées pour les JO (2006, 2010, 2014) avant ce quart de finale. On a toujours privilégié le collectif parce que les autres sélections font plus tourner ou vivent moins bien ensemble que nous. Ça nous a permis de battre des équipes plus fortes techniquement. Avec les autres anciens, j’essaie d’être le garant de cet esprit-là. On est là pour rappeler aux jeunes qu’on ramenait des choses avant avec cet état d’esprit.»

Le sélectionneur: Dave Henderson. «Il n’a pas énormément évolué depuis ses débuts chez les Bleus [en 2004]. Il a gardé sa ligne de conduite, il a renouvelé l’équipe tout en l’améliorant progressivement. Il a su éviter de brûler trop vite certains jeunes talentueux et c’est ce qui explique notre progression constante. C’est quelqu’un qui ne parle pas à tout bout de champ pour nous donner des consignes. Son discours? Il veut du travail, beaucoup d’intensité et tient surtout à ce qu’on ne lâche rien, même quand le scénario des matchs n’est pas en notre faveur.»