Top 14: Pour Guy Novès, «il n’y aura pas de révolution» au Stade Toulousain

RUGBY Le manager général du club, éliminé en barrages du Top 14, a confirmé les entraîneurs Jean-Baptiste Elissalde et William Servat dans leurs fonctions…

N.S.

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Guy Novès, l'entraîneur du Stade Toulousain, le 23 novembre 2013.
Guy Novès, l'entraîneur du Stade Toulousain, le 23 novembre 2013. — PASCAL PAVANI / AFP

Malgré la saison décevante du Stade Toulousain, «il n’y aura pas de révolution», assure Guy Novès. «Mais de toute façon, il n’y en a jamais eu», poursuit le manager général du club aux 19 Boucliers de Brennus qui, pour la première fois depuis 1993, ne participera pas aux demi-finales du championnat de France.

Les co-entraîneurs Jean-Baptiste Elissalde et William Servat, respectivement en charge des arrières et des avants, officieront toujours la saison prochaine. «Ils conserveront bien sûr leurs fonctions, affirme Novès. Peut-être y aura-t-il des réajustements pour améliorer des choses avec l’arrivée de certaines personnes, mais des changements au niveau du staff, non.»

Les rumeurs avaient pourtant fleuri dès l’élimination toulousaine entérinée, vendredi en barrages du Top 14, face au Racing-Métro (16-21). Le nom de l’entraîneur bayonnais Christophe Deylaud, ancien ouvreur iconique du club Rouge et Noir dans les années 1990, avait ainsi circulé.

En poste depuis sa retraite de joueur, en 2010, Jean-Baptiste Elissalde compte deux titres de champion de France (2011 et 2012) comme entraîneur. Si l’ancien demi international (sous contrat jusqu’en 2016) est parfois mis en cause du fait du jeu insuffisamment huilé des trois-quarts toulousains, le gros des critiques vise William Servat.

«Redevenir champion de France le plus vite possible»

L’ancien meilleur talonneur du monde a pris le relais de Yannick Bru, parti avec le XV de France, voici deux ans. Depuis sa nomination, les Rouge et Noir n’ont pas enrichi leur énorme palmarès et leur pack, pierre angulaire des années de gloire, n’effraie plus grand monde. Les Stadistes souffrent régulièrement en touche et en mêlée, comme lors de l’élimination à domicile face au Racing-Métro, avec notamment cinq pénalités concédées en mêlée fermée.

«William n’a pas toujours eu les joueurs à sa disposition pour exploiter ses qualités», objecte Novès, dans une allusion aux nombreuses blessures et aux doublons qui ont privé le club de certains de ses cadres, retenus en équipe de France. L’entraîneur des avants, auquel il reste une année de contrat, «doit continuer à progresser et à travailler», a cependant lâché le manager général.

C’est donc avec les entraîneurs actuels que le Stade Toulousain, qui reprendra l’entraînement le 23 juin, espère «redevenir champion de France le plus vite possible». Mais avec de nouveaux joueurs. Quatre recrues sont déjà connues, en attendant, notamment, un troisième ligne supplémentaire.