Cet homme veut la mort du foot italien

DERAPAGE Le président de la ligue professionnelle estime que «la mort fait partie du système»...

Stéphane Alliès

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Quand le foot se combine à l'amour de l'argent, le cynisme n'a plus de limite. Preuve en est la déclaration du président de la Ligue des clubs de football professionnels italienne. Interrogé par une radio transalpine (écoutez l'enregistrement en cliquant ici), Antonio Matarrese n'a pas fait dans la finesse en évoquant la mort d'un policier lors d'affrontements avec les supporters à Catane, au moment même où celui-ci était enterré.

«Le football ne doit jamais s'arrêter»


Souhaitant éviter une trop longue période d'inactivité du Calcio, pour l'heure suspendu sine die, il a dit tout haut ce que le G14 pense tout bas. «Nous sommes touchés, mais le spectacle doit continuer», a-t-il ainsi d'abord déclaré. Avant 'en rajouter une couche: «La Fiat, pour se relancer, n'a pas arrêté les machines. Nous voulons copier le modèle de relance de la Fiat. Les morts font malheureusement partie du système football et les forces de l'ordre ne réussissent toujours pas à contrôler». «Le football ne doit jamais s'arrêter. C'est la règle N.1: le football est une industrie.»

Prodi entend être «à la hauteur de son indignation»

Très vite, le Comité olympique s'est offensé, relayé par la presse italienne, de la Gazzetta dello sport à la Repubblica en passant par le Corriere della serra.
Romano Prodi est rapidement sorti de ses gonds. Alors qu'une réunion se tient depuis 16h30 avec les ministres et acteurs du football concernés, le chef du gouvernement italien a fait connaître son indignation. «Ces commentaires sont inacceptables et indignes, c'est un point de vue complètement fou!», a-t-il critiqué depuis le Luxembourg. «Et les décisions du gouvernement seront à la hauteur de notre indignation». Réponse d'ici lundi soir.