Ligue 1: Paris tient le choc au Vélodrome

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Un résultat qui sauve les meubles. S'il n'a pas mis fin à trois mois d'insuccès en Ligue 1, le match nul décroché par Paris, hier soir au Stade-Vélodrome, permet au club de la capitale de rester au-dessus de la ligne de flottaison. Quant à l'OM, qui avait le match en mains, il rate l'occasion de monter sur le podium.

Comme souvent lors des « clasicos », les deux équipes mettaient du temps à entrer dans la rencontre. Une mauvaise relance de Zubar permettait tout de même à Pauleta de lancer Gallardo. Ce dernier était repris in extremis par Beye (6e). L'Argentin, à la réception d'un centre d'Armand, voyait plus tard sa frappe se dérober, alors qu'il était esseulé dans la surface (24e). Marseille prenait ensuite doucement l'ascendant. Sur deux coups francs de Nasri, Beye (31e) et Rodriguez (40e) sollicitaient Landreau de la tête, sans réussite. La pause intervenait juste après un coup franc enroulé de Nasri, obligeant le gardien parisien à une claquette sous sa barre transversale (45e).

On retrouvait les mêmes protagonistes après le repos. Sur sa première frappe, Nasri obligeait Landreau à une nouvelle parade (46e). Sur la deuxième, le portier était sauvé par son poteau (48e). L'OM faisait feu de tout bois, tandis que Paris pliait mais ne rompait pas, jusqu'à un centre de Ribéry pour Niang. La frappe ratée de ce dernier se transformait en passe décisive pour Cissé, plus prompt que Dramé au deuxième poteau (1-0, 69e). Le PSG répondait du tac au tac grâce à Pauleta, qui, en bon renard des surfaces, rôdait au point de chute d'un coup franc de Rothen (1-1, 75e). La fin de match, crispante, voyait Pagis adresser un centre-tir juste au-dessus du but parisien (90e). « En ouvrant la marque, on avait fait une bonne partie du boulot. C'est vraiment dommage », constatait Djibril Cissé. « On a mérité ce point très important pour nous », répondait en écho l'autre buteur du soir, Pedro Pauleta.

Sébastien Bordas