Coupe d'Italie - Deux supporteurs de Naples interdits de stade pour cinq et trois ans

FOOTBALL Le match avait été retardé de 45 minutes à cause de troubles causés par les tifosi napolitains...

S.N. avec AFP

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Lancement de fumigènes et protestations des supporters napolitains, avant la finale de Coupe d'Italie, opposant Naples et la Fiorentina à Rome, à cause de l'agression de trois tifosi de Naples, le 3 mai 2014.
Lancement de fumigènes et protestations des supporters napolitains, avant la finale de Coupe d'Italie, opposant Naples et la Fiorentina à Rome, à cause de l'agression de trois tifosi de Naples, le 3 mai 2014. — Marco Rosi

Deux supporteurs ultras de Naples, impliqués dans les violents incidents qui ont perturbé la finale de la Coupe d'Italie Napoli-Fiorentina samedi à Rome, ont été interdits de stade pour cinq ans et trois ans mardi par les autorités italiennes, a rapporté l'agence ANSA. Les deux hommes sont Gennaro De Tommaso, le chef du groupe d'ultras les «Misfits», surnommé «Genny la charogne», qui a reçu la sanction la plus lourde, et Massimiliano Mantice.

Avant le match de samedi, une agression à l'arme à feu dans une rue proche du stade olympique a fait trois blessés parmi les tifosi du Napoli, dont un grièvement. Ce drame a envenimé l'atmosphère à l'intérieur du stade, où des pétards et des fumigènes ont été lancés sur la pelouse. Le capitaine de Naples, Marek Hamsik, a dû être envoyé dans les tribunes pour parlementer avec De Tommaso, après quoi le coup d'envoi du match a été repoussé de 45 minutes. Les images de ces «négociations» ont suscité un malaise, d'autant que de nombreuses personnalités, dont le président du conseil Matteo Renzi, assistaient au match.

Gennaro De Tommaso, fils d’un parrain présumé de la mafia

Le monde politique a réagi en demandant un durcissement des sanctions contre les supporteurs violents. «Il faut durcir les mesures contre les tifosi violents», a ainsi martelé lundi le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano, annonçant sa volonté d'étendre dans la durée et dans l'espace les interdictions de stade.

Durant le match, De Tommaso, fils d’un parrain présumé de la mafia, arborait un t-shirt frappé d'une inscription demandant la libération d'Antonino Speziale, condamné à huit ans de prison pour le meurtre d'un gendarme en 2007 lors d'émeutes autour d'un match Catane-Palerme.

Mardi, le président du Comité olympique italien (Coni), Giovanni Malago, a appelé l'Italie à s'inspirer de la politique qui a permis à l'Angleterre de se débarrasser du hooliganisme à la fin des années 1980 sous Margaret Thatcher. L'une des clés de cette politique était l'interdiction de stade pour les supporteurs les plus violents.