Fair-play financier: Sanctions sportives et amende de 60 millions d’euros pour le PSG

FOOTBALL Le club n’aura droit d’inscrire que 21 joueurs en Ligue des champions…

S.N. avec AFP

— 

Laurent Blanc, l'entraîneur du PSG, le 4 novembre 2013 au Parc des Princes.
Laurent Blanc, l'entraîneur du PSG, le 4 novembre 2013 au Parc des Princes. — FRANCK FIFE / AFP

Le Paris Saint-Germain, sanctionné dans le cadre du fair-play financier, ne pourra inscrire que 21 joueurs en Ligue des Champions contre 25 normalement et paiera 60 millions d'euros sur trois ans, a appris l'AFP de sources proches du dossier. Dans le détail, le Paris SG va voir sa masse salariale plafonnée à son niveau actuel (autour de 230 millions d'euros), selon ces sources qui confirment une information de L'Equipe mardi.

Il n'aura le droit d'inscrire que 21 joueurs en Ligue des Champions et ne pourra recruter cet été qu'un seul joueur, pour un montant maximal de 60 millions d'euros.Tout autre recrutement est soumis à une vente préalable. Enfin, l'UEFA retiendra environ 60 millions d'euros sur trois ans sur les versements liés aux droits télé et aux primes de résultat en Ligue des Champions.

Le contrat avec QTA estimé à 100 millions d’euros

Les experts du fair-play financier reprochent au club parisien le montant du contrat d'image passé avec QTA, l'office du tourisme du Qatar, qui assure au PSG quelque 200 millions d'euros par an. Or, selon plusieurs sources interrogées par l'AFP, les experts estiment à environ 100 millions d'euros par an la «juste valeur» du contrat. Le club parisien devra tenir compte de la nouvelle valeur de ce contrat pour équilibrer son budget 2014-2015, avec un déficit autorisé de 30 millions d'euros maximum. L'UEFA prévoit normalement un déficit autorisé de 45 millions d'euros la saison prochaine.

Selon une source proche du club, Paris «travaille déjà sur la saison prochaine en fonction de ces sanctions». Cela semble indiquer que le club ne les contestera pas et n'ira donc pas devant la chambre de jugement de l'ICFC, qui peut prononcer des peines plus sévères.