Michel Platini n'est «pas sûr du tout que le PSG respecte le fair-play financier»

FOOTBALL Un avertissement lancé aux dirigeants parisiens...

20 Minutes avec AFP
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Le président de l'UEFA Michel Platini en septembre 2013.
Le président de l'UEFA Michel Platini en septembre 2013. — Rahmat Gul/AP/SIPA

Michel Platini, le président de l'UEFA, se dit «pas sûr du tout que le PSG respecte le fair-play financier», dispositif qui interdit aux clubs de dépenser plus d'argent qu'ils n'en génèrent, dans un entretien au Parisien jeudi.

Avec l'instauration du fair-play financier, mis en place par l'UEFA, les clubs sont désormais tenus de présenter des comptes équilibrés - dans une certaine fourchette - et ceux qui ne respectent pas ce principe s'exposent à des sanctions. «Les premières décisions seront annoncées début mai», confirme Michel Platini qui prévient: «si vous attendez du sang et des larmes, vous serez déçus. Il y aura des choses dures mais pas d'exclusions des compétitions européennes.»

«Ce contrat d'image avec QTA, l'office touristique qatarien, est innovant, c'est le moins qu'on puisse dire»

Le Président de l'UEFA se réjouit des premiers résultats du fair-play financier. «Les pertes cumulées des clubs européens sont passées de 1,7 milliard d'euros à 1 milliard cette année. Nous sommes donc en passe de réussir notre pari. Même si certains clubs sont toujours limite». Interrogé sur la situation du PSG, Michel Platini répond: «Je ne veux pas parler précisément d'un club. Ce n'est pas mon rôle», avant de poursuivre: «disons simplement que le modèle économique du PSG est particulier et atypique. Ce contrat d'image avec QTA, l'office touristique qatarien, est innovant, c'est le moins qu'on puisse dire (signé en 2012, il rapporte environ 200 ME par an au PSG, soit près de 50% du budget du club, selon le journal).» «Mais est-il valable? Le montant du contrat est-il correct?», se demande Platini pour qui «ce sont autant de questions que les experts doivent trancher.»

Et quand le quotidien lui demande si le PSG joue avec les limites de la règle: «Non. On ne peut pas dire cela. J'ai discuté avec Nasser al-Khelaifi et Jean-Claude Blanc (NDLR: président et directeur général délégué du PSG) et ils ne sont pas dans cet esprit-là. Ils ont simplement choisi une voie pour financer leurs investissements et atteindre l'équilibre. Mais le PSG respecte-t-il pour autant les règles du fair-play financier. Pas sûr... Pas sûr du tout même», estime le Président de l'UEFA.