Tennis : Federer a mangé du Chili en finale

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Le Suisse Roger Federer a remporté pour la troisième fois l'Open d'Australie en battant le Chilien Fernando Gonzalez, 7-6 (7/2), 6-4, 6-4, dimanche à Melbourne.
Le Suisse Roger Federer a remporté pour la troisième fois l'Open d'Australie en battant le Chilien Fernando Gonzalez, 7-6 (7/2), 6-4, 6-4, dimanche à Melbourne. — William West AFP

Injouable tout au long du tournoi, Roger Federer a remporté hier l'Open d'Australie. Sa victime en finale : le Chilien Fernando Gonzalez, défait 7-6, 6-2, 6-4. Le nº 1 mondial est devenu le premier joueur, depuis le succès de Bjorn Borg à Roland-Garros en 1980, à ne perdre aucun set lors d'un tournoi du Grand Chelem. A 25 ans, Federer s'est imposé à Melbourne pour la troisième fois, empochant son dixième tournoi du Grand Chelem. Le voilà désormais à quatre unités du record de Pete Sampras.

Au-delà de ces chiffres ahurissants, la manière dont le Suisse a géré son match face au Chilien a également impressionné. Sans forcer son talent, Federer se détachait rapidement dans le tie-break du premier set, avant d'assommer son adversaire, reprenant même en demi-volée ses nombreuses attaques de coup droit. Sur la balle de match, le Suisse concluait d'un splendide revers long de ligne, avant de s'allonger sur le court, ivre de joie.

« Tout a parfaitement fonctionné, c'est magnifique. Remporter mon premier tournoi de l'année me donne un bon élan pour le reste de la saison », se réjouissait le lauréat du jour, qui a tenu à rendre hommage à sa dernière victime. « Sa victoire sur Nadal m'avait impressionné. Mais avant d'entrer sur le court, je me suis dit que je l'avais déjà battu neuf fois par le passé. J'ai donc essayé de faire ce qui a toujours marché contre lui. » Reste désormais pour le meilleur joueur du monde à conquérir le seul titre qui manque encore à son incroyable palmarès : Roland-Garros. « Je m'améliore chaque année sur terre battue. Peut-être qu'un jour Nadal ne sera pas en finale. Et s'il y est, peut-être que je pourrai le battre », concluait le Suisse.

Gaël Anger