Ligue des champions: Les trois raisons de l’élimination du PSG par Chelsea

FOOTBALL Les Parisiens ont été dominés par les Blues...

A Londres, Romain Baheux
— 
L'attaquant du PSG, Edinson Cavani, lors de la défaite de Paris (0-2) à Chelsea, en quart de finale retour de la Ligue des champions, le 8 avril 2014.
L'attaquant du PSG, Edinson Cavani, lors de la défaite de Paris (0-2) à Chelsea, en quart de finale retour de la Ligue des champions, le 8 avril 2014. — BPI/BPI/REX/REX/SIPA

Il y a une semaine, on en était presque à choisir l’adversaire idéal pour le PSG en demi-finale. Mardi soir, Chelsea a pris une éclatante revanche (2-0) et laisse un Paris méconnaissable en quart pour la deuxième saison de suite. Battus par les Blues, les Parisiens vont donc finir leur saison avec la «seule» perspective d’un titre de champion et d’une victoire en Coupe de la Ligue. Mais où ont-ils péché?

Un manque de résistance dans l'adversité. Jamais cette saison, ils n'avaient subi de tels assauts. Ultra-dominateurs en Ligue 1, les Parisiens ne sont pas habitués à se faire bousculer de la sorte et la promenade européenne avant cette double confrontation face aux Anglais n’a pas repoussé les limites des hommes de Laurent Blanc. «Il y a une différence de niveau entre la Ligue 1 et la Ligue des champions mais on ne va pas le mettre en avant», balaie l’entraîneur parisien. Pas habitué à une telle adversité, le PSG n’a pas su s’y adapter et s’est même surpris à tâtonner en plein match. «Quand on est menés 1-0 dans ce genre de situations [après une victoire 3-1 à l’aller] on est toujours entre deux eaux à savoir si on attaque ou si on reste en place, explique Christophe Jallet. On a espacé nos lignes et on n’a pas eu notre maîtrise habituelle.» Des errements sanctionnés par les Blues.

Un manque d'expérience. D’un côté, un Chelsea vainqueur de la Ligue des champions puis de la Ligue Europa et encadrés par John Terry, Samuel Eto’o ou Petr Cech. De l’autre, un PSG seulement engagé dans sa deuxième campagne de Ligue des champions de rang et dont le joueur le plus expérimenté en C1, Zlatan Ibrahimovic, était absent. Portés par un José Mourinho déchaîné sur le bord du terrain, les Blues n’ont pas perdu leur sérénité malgré leur retard à rattraper là où Paris a balbutié son jeu. «Cela ne s’est pas joué à grand-chose mais l’habitude de Chelsea de disputer ce genre de rencontres a pesé», reconnaît Laurent Blanc. «On manque encore un peu d’expérience à ce niveau», poursuit Blaise Matuidi. Et ça peut se payer dans les dernières minutes d’un quart de finale de Ligue des champions.

Un manque de réalisme. Il a pris quelques photos, a poussé ses partenaires mais Zlatan Ibrahimovic ne leur a été d’aucune aide. Blessé lors du match aller, le Suédois a beau avoir été transparent au Parc des Princes, on se dit qu’il n’aurait pas été de trop à Stamford Bridge. Car même tourmenté par Chelsea, le PSG a eu quelques occasions de marquer LE but quasi-synonyme de qualification. Une action pour résumer: aligné en pointe, Edinson Cavani a eu la balle de match sur une superbe ouverture de Yohan Cabaye mais l’Uruguayen n’a pas cadré sa tentative (77e). Dix minutes plus tard, Demba Ba offrait la demi-finale à ses partenaires. Qu’il s’appelle Zlatan, Edinson ou Ezequiel, Paris avait juste besoin d’un buteur.